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Mammites : un nouveau vaccin disponible pour les élevages laitiers

Le laboratoire Boehringer Ingelheim dispose depuis début avril d’un vaccin inactivé pour lutter contre les mammites. Celui-ci agit contre Escherichia coli et Staphylococcus aureus, avec comme objectif de réduire le nombre de mammites et leur intensité.

<em class="placeholder">Boite de Lenzelta</em>
Le vaccin Lenzelta a pour objectif de diminuer les mammites et leur sévérité.
© Boehringer Ingelheim

Le laboratoire Boehringer Ingelheim étoffe sa gamme de produits pour la santé mamelle avec l’arrivée sur le marché d’un vaccin inactivé contre les mammites nommé Lenzelta. Il est composé de deux antigènes pour les germes Escherichia coli et Staphylococcus aureus, fortement présent sur les exploitations laitières.

Deux injections pendant la période de tarissement

« Ce vaccin se veut simple d’utilisation pour les éleveurs », présente Roselyne Fleury, vétérinaire responsable technique Ruminants chez Boehringer Ingelheim, lors d’une conférence de presse le 16 avril 2026. Le protocole vaccinal intervient pendant la période de tarissement de la vache avec deux injections intramusculaires. La première 45 jours avant le vêlage et la deuxième trois semaines après la première injection. Ce protocole est à réaliser à chaque cycle de lactation de la vache. « L’adjuvant utilisé, l’hydroxyde d’aluminium, est moins douloureux à l’injection et sans risque majeur pour le manipulateur », indique le laboratoire.

Diminution de l’intensité des signes cliniques et accélérer la guérison.

Des essais cliniques et de terrain ont été réalisé. Les résultats ont mis en évidence une efficacité jusqu’à 6 mois après la première dose. Il en ressort, pour les lots de vaches vaccinées, une baisse des comptages cellulaire somatique, du nombre de mammites et une diminution de l’intensité des signes cliniques lors d'un infection. Les vaches ont eu plus de facilité à se remettre d’une infection et celle-ci a duré moins longtemps. « Avec ce vaccin, nous n'avons pas la prétention d'éliminer les mammites sur les élevages mais d’atténuer les risques et l'aggressivité des infections pour faciliter et accélérer la guérison », complète Roselyne Fleury.

La vétérinaire insiste sur le fait que ce vaccin doit s’inscrire dans une approche globale de la santé mammaire d’un troupeau. « Le vaccin ne doit pas être à destination de toutes les vaches du troupeau. Celles qui sont déjà des réservoirs à cellules sont à écarter et de bonnes conditions d'élevages doivent être présentes».

Actuellement, le vaccin est disponible en flacons de 5 et 25 doses. Le format monodose sera disponible à partir de juillet 2026

Un troisième vaccin contre les mammites

Ce vaccin s’ajoute aux deux autres vaccins du laboratoire Hipra déjà présents sur le marché :

 

  • Startvac : vaccin inactivé ciblant les germes Escherichia coli, Staphylococcus aureus et Staphylococcus. Le schéma vaccinal comprend trois injections réalisées à 1,5 mois avant le vêlage, 10 jours avant et 52 jours après. L’immunité s’étend jusqu’à 130 jours après le début de la lactation. Ce vaccin a pour objectif est de réduire le nombre de mammites subcliniques et l’intensité des mammites cliniques.
  • Ubac : vaccin contenant des antigènes BAC (Biofilm Adhesion Component) agissant sur les mammites dues à Streptococcus uberis. Le protocole comprend trois injections administrées à 60 jours avant le vêlage, 21 jours avant et 15 jours après. L’immunité est permise jusqu’à 130-150 jours.

 

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