Aller au contenu principal

« L’intérêt du traitement sélectif contre les strongles digestifs est indéniable »

Aurore Boishardy, vétérinaire en Mayenne, est convaincue de l’intérêt pour les éleveurs et l’environnement de cibler les traitements. Son application sur le terrain va bousculer certaines habitudes.

Aurore Boishardy. « L’administration d’éprinomectine en sous-cutané est la seule solution pour faire un traitement sélectif efficace et sans délai d’attente pour le lait. » © C. Bée
Aurore Boishardy. « L’administration d’éprinomectine en sous-cutané est la seule solution pour faire un traitement sélectif efficace et sans délai d’attente pour le lait. »
© C. Bée

« Nous avons participé à l’étude de Nadine Ravinet, enseignante-chercheuse à Oniris-Nantes, dédiée au traitement sélectif des vaches laitières contre les strongles digestifs. Nous avons commencé à mettre en place la méthode proposée dans des élevages lors de l’hiver 2019-2020. La pandémie de Covid-19 nous a malheureusement coupés dans notre élan », indique Aurore Boishardy, vétérinaire en Mayenne.

Cette dernière est convaincue de l’intérêt de cette pratique. « Le traitement systématique des génisses et des vaches n’est ni nécessaire, ni économique. Il peut favoriser la résistance des strongles digestifs aux produits antiparasitaires. Son impact sur la faune présente dans les prairies (bousiers…) peut conduire à une baisse de rendement et de la qualité de l’herbe. »

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Lait.

Les plus lus

Amédée Perrein, gérant de la société Silphie France. « La silphie améliore l’autonomie en protéines. Elle peut être distribuée à des vaches laitières à hauteur de 30 %. » © Silphie France
La silphie, une pérenne remise au goût du jour
Avec plus de 3 000 hectares implantés en France 2021, la surface en silphie a été multipliée par trois par rapport à 2020. Après…
Le kernza est loin d'avoir livré tous ses secrets.  © O. Duchene
Le kernza, une graminée pérenne
Encore très peu connu, le kernza est une plante multiusage : fourrage, grain, agronomique, voire énergétique.
Le moha est plutôt destiné à la fauche. Ici, une variété tardive, pour optimiser la valeur alimentaire.  © Cérience
Le moha, pour produire en peu de temps
Plus utilisé que le millet perlé, le moha est réputé monocoupe. Il est pourtant capable de repousser et d'offrir une deuxième…
Christophe Vermet. « Nous inséminons des vaches dès 45-60 jours avec un niveau de production laitière de 50 kg. » © F. Mechekour
« Nous misons sur des inséminations précoces après vêlage »
Le Gaec des Onze Ecluses, en Ille-et-Vilaine, produit 815 000 l de lait avec un robot. Pour y parvenir, les associés font en…
Laurent Bernadieu, éleveur. Au fond, la stabulation des vaches et le poulailler en prolongement. © B. Griffoul
Laurent Bernadieu dans les Landes : « Je ne me voyais pas faire autre chose que du lait »
Un subtil équilibre entre plusieurs activités, dont un atelier laitier d’une cinquantaine de vaches bien géré. Telle est la…
L’insémination par l’éleveur fait toujours plus d'adeptes
Près de 5 400 éleveurs (+ 6 %/2019) ont réalisé eux-mêmes les inséminations dans leur troupeau en 2020. L’IPE a représenté 12 %…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière