Aller au contenu principal

Les trésoreries des exploitations laitières du Grand Ouest sont préoccupantes

L’Observatoire de l’endettement et des trésoreries montre une situation 2021 meilleure que 2020 en moyenne pour les éleveurs laitiers clôturant en hiver. Mais les résultats du Grand Ouest sont inquiétants.

Dans le Grand Ouest, 46 % des exploitations étaient en situation critique en 2021 !
Dans le Grand Ouest, 46 % des exploitations étaient en situation critique en 2021 !
© J.C. Gutner

L’EBE est en hausse pour 2021, en moyenne pour les exploitations laitières clôturant en fin d’année, dans les trois zones couvertes par l’Observatoire de l’endettement et des trésoreries piloté par l’Institut de l’élevage(1) : 159 exploitations du Grand Ouest, 202 exploitations du Massif central et 64 exploitations en Dordogne. L’EBE augmente grâce à une hausse du produit lait, malgré l’augmentation des charges.

Les annuités sont stables en montagne (98 €/1 000 l) et en Dordogne (59 €), mais elles augmentent fortement dans le Grand Ouest, atteignant 97 €/1 000 l en moyenne (80 € en 2020).

Des indicateurs dégradés dans le Grand Ouest

Le revenu disponible progresse largement dans les trois zones. Mais celui du Grand Ouest (21 000 € environ par UTH familiale) évolue moins nettement : +23 % par rapport à 2020, qui était en retrait par rapport à 2019. Le revenu disponible des élevages de Dordogne s’envole (+55 %) et atteint près de 25 000 €/UTH familiale. La montagne affiche +31 %, à un peu plus de 20 000 €. Avec des prélèvements privés stables (environ 18 000 € annuels par UTHf), les élevages de Dordogne et du Massif Central dégagent une marge de sécurité. Pas ceux du Grand Ouest, où la marge de sécurité est négative sur toute la période 2019-2021.

La trésorerie nette globale en hausse partout

Les investissements ont baissé dans le Grand Ouest, après une forte hausse en 2020 et restent élevés (37 500 €). En Dordogne, ils augmentent de façon marquée : 38 500 € en 2021 (24 000 € en 2020). Dans le Massif Central, les niveaux d’investissement sont stables à 35 000 €. Dans toutes les zones, ils sont largement financés par des emprunts. Dans le Grand Ouest, l’Institut de l’élevage pointe le retour du refinancement.

La trésorerie nette globale moyenne s’est améliorée, sur les trois zones. Mais « elle atteint un niveau insuffisant dans le Grand Ouest », pointe l’Institut. Les dettes court terme sont restées stables mais élevées : 128 €/1 000 l en moyenne dans toutes les zones.

(1) Le suivi de l’Observatoire est réalisé avec Cogedis, GIE Entr’AS, Cerfrance Alliance Massif Central et Cerfrance Dordogne pour les élevages laitiers.

Un peu moins d’exploitations en situation critique

Les écarts restent très importants entre exploitations. La part d’exploitations en situation critique - TNGneg (1) - s’est réduite, passant de 36 % en 2020 à 33 % en 2021. Mais dans le Grand Ouest, 46 % des exploitations sont dans ce groupe. Le Massif Central en compte 24 % et la Dordogne 27 %.

Les exploitations peu endettées (2) représentaient 31 % des exploitations en 2020 et 33 % en 2021. Là aussi, l’évolution est positive. Mais encore une fois, le Grand Ouest accuse le coup : seules 21 % des fermes sont peu endettées. En Dordogne, c’est 46 %, et 39 % dans le Massif Central.

La proportion d’exploitations en situation intermédiaire (3) reste stable, entre 33 et 35 % en moyenne sur les trois zones.

(1) Annuités/EBE supérieur à 40 % ou dettes totales/actif supérieur à 40 % ; et TNG négative.
(2) Annuités/EBE inférieur à 40 % et dettes totales/actif inférieur à 40 %.
(3) Annuités/EBE supérieur à 40 % ou dettes totales/actif supérieur à 40 % et trésorerie nette globale (TNG) positive.

Les plus lus

<em class="placeholder">Pascal Goetz, éleveur dans le Bas-Rhin</em>
Stress thermique : « Notre production laitière ne baisse quasiment plus en été grâce au douchage », dans le Bas-Rhin

Pascal Goetz, éleveur dans le Bas-Rhin, installé en traite en traite robotisée, a mis en place un dispositif de douchage…

<em class="placeholder">Alexandre Ramel dans l&#039;une des  parcelles de maïs ressemée fin mai suite à des attaques de géomyze.</em>
Attaques de géomyze : « Nous avons dû ressemer 50 hectares de maïs », en Mayenne

Le Gaec Fénérie Bourigné, à La Bigottière en Mayenne, a été confronté ce printemps à des attaques sévères de géomyze, une…

<em class="placeholder">Gaëtan Palaric, éleveur dans les Côtes-d&#039;Armor devant son robot d&#039;alimentation Aura</em>
« Avec notre robot d’alimentation, nourrir 300 animaux se résume à 30 minutes de surveillance pour 9 rations différentes » dans les Côtes-d’Armor

Dans les Côtes-d’Armor, le Gaec Boscher Palaric fait partie des tout premiers élevages équipés du robot d’alimentation Kuhn…

<em class="placeholder">Benoît Aubry, éleveur en Mayenne</em>
« Avant d'installer le robot de traite, le diagnostic électro-géobiologique a été notre priorité », en Mayenne

 Benoît Aubry, éleveur en Mayenne, a effectué quelques aménagements en amont de son projet robot de traite  pour…

Arthur Danière
Grand troupeau : « Le pâturage me permet d’améliorer l’autonomie alimentaire », dans l’Orne.

A la Ferme du Val Danière, le pâturage a été maintenu malgré l’augmentation du nombre de vaches laitières dans le troupeau.…

<em class="placeholder">Marc-Antoine Blot, l’un des deux associés du Gaec BB, à Hauteville-la-Guichard, dans le centre Manche. </em>
Stress thermique : « J’ai installé un douchage d’appoint pour soulager les vaches de la canicule », dans la Manche

Au Gaec BB dans la Manche, le troupeau respire mieux depuis la mise en place d’un dispositif de douchage fait « maison…

Publicité
Titre
OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
[OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB] : Profitez maintenant de -15% sur votre abonnement annuel*. Code promo SUMMER2026
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière