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La Prospérité étend sa collecte de colostrum en Normandie

Doubler les volumes et améliorer la qualité du colostrum collecté sont les deux objectifs de la coopérative des Hauts-de-France.

Prospérité fermière Ingredia(1), la coopérative des Hauts-de-France, sort de ses frontières pour développer sa collecte de colostrum avec quatre partenaires normands : Maîtres laitiers du Cotentin (717 exploitations) et Littoral normand (3 742 élevages) en Basse-Normandie, et Sodiaal Union et Yseo en Haute-Normandie. Sur la Basse-Normandie, la collecte a démarré en novembre dernier. "Les éleveurs répondent présents ; 260 contrats ont été signés avec la Prospérité à la mi-janvier", indique Littoral normand (contrat sans engagement de volume ni de durée). Sur la Haute-Normandie, le lancement a eu lieu en janvier.

Un débouché en nutrition humaine

Pour la Prospérité, le colostrum est une diversification. La coopérative dispose d'une unité de traitement et de séchage du colostrum."Entre 2014 et 2017, nous avons développé la collecte de colostrum sur notre région, auprès de nos adhérents et d'autres éleveurs (Sodiaal, Danone...). Nous avons un partenariat avec Eurial en Loire-Atlantique et l'ULM en Lorraine. En 2019, nous avons collecté environ 300 000 litres auprès de 1 089 exploitations. Avec la collecte normande, nous voulons multiplier notre collecte par deux pour répondre à la demande. Les débouchés sont dans l'alimentation animale (marchés français et européens), dans la nutrition humaine (Asie) et même dans la cosmétique (Asie)", expose Serge Capron, président de la Prospérité fermière.

Une prime à la qualité

L'autre enjeu pour la Prospérité est de collecter du colostrum de bonne qualité. "Pour inciter les éleveurs à améliorer qualité du colostrum, nous avons mis une prime à la qualité, qui va de 0,80 €/l pour une qualité faible (Brix à 22) à 4 €/l pour une excellente qualité (plus de 33 Brix)."

Les partenaires sont très intéressées par cette démarche. "C'est une façon d'aider les éleveurs à améliorer la performance de leur élevage, en travaillant sur le tarissement et la préparation au vêlage. Et en améliorant la santé des veaux et la croissance des génisses, car le colostrum va en priorité aux veaux de l'élevage cela va sans dire. C'est le surplus qui peut être congelé s'il est de qualité et vendu à la Prospérité." En moyenne, pour un élevage de 80 vaches qui parvient à livrer 7,65 l/VL de colostrum de bonne qualité avec un prix moyen de 2,50 €/l, cela représente un revenu de 1530 € annuel.

(1) 900 fermes, soit 1400 adhérents

Pour en savoir plus

Littoral normand met en ligne des vidéos sur le colostrum. Retrouvez la première vidéo, sur les bonnes pratiques de prélèvement du colostrum pour son évaluation au réfractomètre.

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