Aller au contenu principal

Gaec : "S’assurer d’être en phase entre associés"

Le Gaec de l’Ouchette dans les Deux-Sèvres a traversé une étape charnière avec le départ d’un des associés et de son épouse conjointe collaboratrice, remplacés par deux jeunes. L’occasion de rebattre les cartes en termes de fonctionnement et d’objectifs.

Lionel Renaud, en Gaec avec son frère Francis et ses deux neveux Mathieu et Emilien."Il faut s'accorder sur nos objectifs et les moyens d’y parvenir"
Lionel Renaud, en Gaec avec son frère Francis et ses deux neveux Mathieu et Emilien."Il faut s'accorder sur nos objectifs et les moyens d’y parvenir"
© E. Bignon

« Nous avons l’avantage d’être nombreux à travailler sur l’exploitation, mais cela ne suffit pas pour que le Gaec fonctionne bien !, souligne Lionel Renaud, l’un des quatre associés du Gaec de l’Ouchette situé à Melleran dans les Deux-Sèvres sur une exploitation de 224 ha de SAU et 150 vaches laitières. Encore faut-il s’accorder sur nos objectifs et les moyens d’y parvenir. »

Sur les conseils de leur centre de gestion, les associés ont profité de l’installation de deux frères Mathieu et d’Emilien suite au départ en retraite de leurs parents pour réaliser un audit du fonctionnement de leur structure. « Cela nous a paru d’autant plus important de définir les attentes de chacun que les membres du Gaec sont désormais issus de deux générations différentes », insiste Francis, leur oncle, tout comme Lionel.

 

 
Un planning est établi pour définir le roulement pour le travail d'astreinte sur toute l'année.
Un planning est établi pour définir le roulement pour le travail d'astreinte sur toute l'année. © E. Bignon
Basé sur des entretiens individuels et collectifs, le travail a consisté à mettre en évidence les traits de caractère de chacun, la manière dont est perçu chaque associé, les points de convergence et de divergence, etc. Puis à proposer des outils pour améliorer la communication notamment.

 

Mieux se connaître pour mieux travailler ensemble

« Nous sommes plus rigoureux sur les réunions de début de semaine, nous faisons davantage circuler les informations », illustre Lionel. La mise en place de protocoles pour travailler tous de la même façon sur l’alimentation des veaux ou des vaches taries par exemple, a eu du bon. « Avant, chacun faisait un peu comme il l’entendait, et finalement pas un ne distribuait la même chose. Maintenant, c’est pesé, la température du lait mesurée… » Ce travail porte ses fruits à la fois sur le plan humain et technique.

 

 
Emilien Renaud. "Chaque associé a son domaine de compétence mais nous sommes tous polyvalents"
Emilien Renaud. "Chaque associé a son domaine de compétence mais nous sommes tous polyvalents" © E. Bignon
« Cet audit a eu un coût (4 000 €), mais il nous a vraiment apporté une plus-value et un nouvel élan, estime Lionel. Nous aurions dû le faire plus tôt ! Cela nous a permis de changer notre façon de faire en travaillant davantage ensemble plutôt que chacun de son côté. C’est plus agréable et moins pesant pour certaines tâches. »

 

 

 
Mathieu Renaud. « Notre challenge dans quelques années sera peut-être de réussir à intégrer un associé hors cadre familial »
Mathieu Renaud. « Notre challenge dans quelques années sera peut-être de réussir à intégrer un associé hors cadre familial » © E. Bignon
D’ici quelques années, ce sera au tour de Francis et Lionel de sortir du Gaec. Les associés envisagent un nouvel audit pour les aider à construire la suite avec des robots et du salariat. « Notre futur challenge sera peut-être de réussir à intégrer un associé hors cadre familial », s’interroge Mathieu. Encore un nouveau défi à relever !

 

Lire le reportage complet au Gaec de l’Ouchette : "L’autonomie protéique est notre cheval de bataille"

Les plus lus

<em class="placeholder">Laurence, Christophe et Matthieu Debreuilly et leur conseillère Caroline Tostain</em>
« Avec notre passerelle, nos vaches traversent la route en sécurité », dans la Manche

Le Gaec Debreuilly dans la Manche dispose depuis l’été 2025 d’un pont pour que les vaches puissent traverser une route…

<em class="placeholder">Gilles Onillon, éleveur laitier, dans une prairie avec ses vaches Jersiaises</em>
« La fétuque élevée repart toujours après une période de chaud », dans le Maine-et-Loire

Le Gaec de la Jutière, dans le Maine-et-Loire, intègre de la fétuque élevée méditerranéenne dans son mélange prairial. Cette…

<em class="placeholder">éleveur qui lit son contrat</em>
Contrat : que risque un producteur agricole qui ne livre pas volontairement les quantités prévues ?

Les cours grimpent et le prix de votre contrat de vente ne suit pas. Vous aimeriez saisir l’opportunité et vendre une partie…

<em class="placeholder">John Plard, éleveur laitier</em>
« J’aurais dû anticiper l’explosion des cellules au robot de traite », dans la Sarthe
L’EARL Plard dans la Sarthe n’avait pas de problème de cellules avant le passage au robot de traite. Pourtant, l’élevage a dû…
<em class="placeholder">Jérémy Amans, éleveur laitier</em>
« J’ai investi dans un robot de traite reconditionné pour 30 vaches », dans l’Aveyron

Installé seul, Jérémy Amans a fait le choix de l’automatisation de la traite et du raclage, ainsi que de la délégation de la…

<em class="placeholder">vaches laitières au pâturage</em>
Ralentissement de la collecte de lait de vache à l’Ouest de la France

Les premiers indicateurs d'avril laissent entrevoir un tassement de la dynamique de la collecte laitière après un début d'…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière