Aller au contenu principal

« En salle de traite, le plancher mobile, ce n’est pas du luxe ! »

Adrien Gléhello, éleveur de 140 vaches dans le Morbihan, a privilégié la mise en place d’un double plancher mobile dans sa nouvelle salle de traite TPA 2x12 pour assurer une bonne posture aux trayeurs.

Adrien Gléhello, éleveur. « Le plancher mobile est la première chose que j’ai fait chiffrer dans les devis. »
Adrien Gléhello, éleveur. « Le plancher mobile est la première chose que j’ai fait chiffrer dans les devis. »
© A. Gléhello

« Le plancher mobile est la première chose que j’ai fait chiffrer dans les devis quand nous avons investi dans notre nouveau bâtiment en 2019. Il a fallu faire des arbitrages pour ne pas dépasser le budget que nous nous étions fixé. Nous avons préféré investir dans du matériel de traite d’occasion (2x12 en TPA) et garder des marges de manœuvre pour favoriser une traite confortable pour les trayeurs. Le plancher mobile est selon moi indispensable. Nous sommes au minimum deux à chaque traite, avec des écarts de taille importants. Le plus grand mesure 1,90 m et le plus petit 1,60 m. Nous avons connu par le passé une salle de traite où il fallait compenser les différences de taille par des marches devant chaque poste et ce n’était vraiment pas pratique.

Un investissement de 14 000 euros

Nous avons opté pour un double-plancher mobile monté sur châssis hydraulique, pour une bonne stabilité. L’amplitude varie de plus ou moins 30 cm, les quais se trouvant à 90 cm de haut. En général, un trayeur reste sur la première moitié de la fosse et s’occupe des douze premières vaches réparties sur les deux quais. Le deuxième travaille sur la deuxième partie de la fosse. Chacun a ses propres repères pour régler la hauteur voulue. Pour le lavage des quais, quand je l’effectue depuis la fosse, je monte les planchers au plus haut pour éviter d’avoir à trop lever le tuyau. Cela soulage bien.

Nous apprécions la souplesse du caillebotis en plastique. En termes de maçonnerie, il a fallu prévoir de descendre de 50 cm au-dessous du niveau zéro de la fosse. Il faut aussi penser à prévoir l’emplacement d’un égout pour évacuer le lait de mauvaise qualité. Cet investissement nous a coûté 14 000 euros, mais c’est vite amorti quand on voit l’usage que l’on en fait matin et soir ! Et, en tant qu’employeur de main-d’œuvre, c’est important aussi de proposer des conditions de travail attractives à nos salariés. Surtout si on veut les garder ! »

Les plus lus

<em class="placeholder">Camille Lefeuvre</em>
Recruter un salarié agricole : « Je ne veux pas d’un exécutant, je veux un collègue de travail », en Ille-et-Vilaine

Au Gaec du Guesneau en Ille-et-Vilaine, Camille Lefeuvre a choisi de faire appel à des salariées pour l’aider dans le travail…

<em class="placeholder">Jean-Yves Guémin, éleveur laitier</em>
« J’ai fait tout mon travail d’astreinte en deux heures et demie », sur mon élevage laitier bio en Ille-et-Vilaine

En Ille-et-Vilaine, Jean-Yves Guémin a grandement simplifié son système d’exploitation pour alléger sa charge de travail. En…

<em class="placeholder">Gilles Bonnet, éleveur dans le Tarn, sur son escalier fait maison</em>
Astuce d'éleveur : Une passerelle surélevée pour incorporer de l’eau dans la mélangeuse

Gilles Bonnet, éleveur dans le Tarn, a bricolé un escalier et sa plateforme avec une arrivée d’eau pour pouvoir apporter, en…

Nicolas et Christelle Braux dans la stabulation devant des vaches simmental
Eleveur lâché par Lactalis : « J’étais prêt à arrêter le lait », en Haute-Marne

Fin 2024, Lactalis a décidé de dénoncer le contrat de 290 éleveurs laitiers. Pour Nicolas Braux, aussi naisseur-engraisseur en…

<em class="placeholder">Le banque de travail agricole de Saint-Clément, dans le Maine-
et-Loire</em>
« Nous ensilons 250 ha de fourrage en 10 jours sur notre commune grâce à la banque de travail agricole », dans le Maine-et-Loire

​​​​​Vincent Tessier, éleveur à Saint-Clément dans le Maine-et-Loire, réalise tous ses chantiers d’ensilage d’herbe et de maïs…

<em class="placeholder">Bastien Charré à droite avec les deux salariés du Gaec, Baptiste (nom ?) et Charline Bonnevin</em>
« Avec mes salariés agricoles, nous cultivons une relation gagnant-gagnant », en Charente-Maritime

Le Gaec Le Grand Pré en Charente Maritime a basculé d’une ferme familiale à un fonctionnement patron-salariés : Bastien…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière