Aller au contenu principal

Des outils d'aide à la composition d'une prairie

Le Gnis et l'AFPF proposent des outils d'aide au choix des espèces et des variétés. Capflor aide à la composition de prairies à flore variée.

Les tests in situ et les échanges d'éleveurs en groupes sont essentiels pour adapter les mélanges à la réalité des exploitations. © Chambre d'agriculture du Tarn
Les tests in situ et les échanges d'éleveurs en groupes sont essentiels pour adapter les mélanges à la réalité des exploitations.
© Chambre d'agriculture du Tarn

Les tableaux de l'AFPF pour une vision rapide

L'Association française pour la production fourragère publie sur son site internet (https://afpf-asso.org/guides-des-melanges-prairiaux) deux brochures avec les critères de choix des espèces. Des tableaux permettent de visualiser les espèces adaptées ou non en fonction du type de sol, de l’usage de la prairie, et du comportement en mélange : vitesse d'installation, pouvoir de concurrence au printemps, pousse estivale, productivité après trois ans.

Deux outils du Gnis pour trier espèces et variétés

Le Gnis propose sur son site internet (www.prairies-gnis.org), à l'onglet Choix espèces, des fiches sur certaines espèces et un outil pour les trier. Ainsi qu'un accès à Herbe-book, pour classer et filtrer les variétés selon les critères choisis. « Choisir les variétés adaptées est essentiel, car les différences variétales peuvent être importantes », rappelle Bruno Osson, du Gnis. Herbe-book - 476 variétés pour 16 espèces fourragères - ne traite que les variétés inscrites au catalogue français depuis 2000. Elles sont notées en fonction de résultats aux tests menés dans différents lieux en France pendant trois ans, comparés à des variétés témoins, sur le rendement, les critères d’exploitation (date de démarrage en végétation, de début d'épiaison, remontaison...), la tolérance aux maladies, les valeurs alimentaires…

Le calculateur du Gnis

Le site internet www.herbe-actifs.org propose un calculateur pour passer d'une proportion dans le peuplement d'une prairie à une dose de semis (kg/ha), et vice versa.

Capflor valorise la diversité interespèce

Capflor est un logiciel, une méthode et une démarche collective, créé par l'Inrae de Toulouse. L'éleveur indique pour chaque parcelle ses caractéristiques fines : climat de la commune, texture de sol, richesse en azote et en phosphore... L'éleveur renseigne le mode de récolte et la date de première utilisation souhaitée dans l'année pour déterminer la précocité souhaitée. Le logiciel propose un mélange d'espèces localement adaptées parmi 45 espèces différentes, dans l'objectif de faire durer la prairie plus de six ans, sans fertilisation minérale azotée ou très peu. Les mélanges proposés sont dits à flore variée ; ils combinent plus d'espèces (12 à 14 pour une pâture) que les multiespèces classiquement implantés en France (5 à 7 pour une pâture).

Produire des mélanges de référence

Avec Capflor, les éleveurs d'un groupe utilisent la méthode, les mêmes espèces et variétés mais des compositions différentes. L'animateur de groupe (chambre d'agriculture, GAB...) suit les parcelles : recensement floristique, rendement, valeur alimentaire. Chaque année, les mélanges sont réajustés. « Plus il y aura d'éleveurs et de groupes, plus nous produirons des données et développerons des connaissances sur le comportement des espèces et des variétés en mélange. L'objectif est de créer une base de données participative », développe Vladimir Goutiers, de l'Inrae de Toulouse. Aujourd'hui, environ 500 éleveurs de ruminants se servent de Capflor, surtout dans la moitié sud de la France. Un groupe a été créé en Sud Bretagne (Gab 35). Les éleveurs intéressés peuvent soit rejoindre un groupe, soit en créer un qui recevra l'appui technique de l'Inrae de Toulouse pour démarrer.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Lait.

Les plus lus

Un salarié a été embauché pour la traite du soir, cinq jours par semaine et un dimanche sur trois. © R. Marqué
Au Gaec Dyna'Milk en Ille-et-Vilaine : « Nous avons vendu le robot et réinvesti dans une salle de traite pour nos 125 vaches »
À l’occasion de son agrandissement, le Gaec Dyna’Milk a fait machine arrière sur la stratégie de traite. Les associés ont préféré…
Classement des groupes laitiers dans le monde, par chiffre d'affaires
Le top 20 des laiteries dans le monde en 2020
Les deux transformateurs laitiers leader en Chine poursuivent leur progression dans le classement Top 20 de la Rabobank pour…
Les associés et salariés du Gaec de la Branchette se sont organisés avec une grande polyvalence pour faciliter la répartion du travail et le remplacement. © Gaec de la Branchette
Au Gaec de la Branchette, près de 1,4 million de litres de lait bio pilotés au plus juste
En Ille-et-Vilaine, les cinq associés du Gaec de la Branchette produisent 1,360 million de litres de lait bio avec 180 vaches. Si…
dépotage à Méautis, Manche
Maîtres laitiers du Cotentin accélère sur le e-commerce
Le groupe coopératif normand Maîtres laitiers du Cotentin (MLC) démarre un partenariat avec C'est qui le patron…
L'effet sur la production de lait s’expliquerait, d’après des essais réalisés en station expérimentale, par l’augmentation de la matière sèche ingérée. © A. Conté
[Acides aminés] Boostez l’efficacité protéique de la ration des vaches laitières
La réduction du correcteur azoté de la ration est possible grâce à un meilleur équilibre en acides aminés. Elle permet un gain de…
"Le génotypage nous permet d'élever moins de génisses"
En ciblant le renouvellement sur les meilleures génisses et vaches, le Gaec Cadro atteint aujourd'hui 125 points d'ISU contre 101…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 8.50€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière