Aller au contenu principal

Communication : « Dans ta ferme » fait participer les visiteurs au travail sur l’élevage

Éleveuse dans le Doubs, Cyriane Fleury est partenaire du projet « Dans ta ferme » initié par la société Obione. Cette nouvelle forme de communication sur l’élevage consiste à faire participer les visiteurs aux tâches sur la ferme.

<em class="placeholder">Une éleveuse et une personne en visite sur la ferme dans le bloc traite. </em>
Avec « Dans ta ferme », la visiteuse comme l’éleveuse portent la cote.
© Obione

« Avant, chaque Français connaissait quelqu’un qui travaillait en agriculture… mais aujourd’hui, il y a une distance avec nous », plante Cyriane Fleury, éleveuse dans le Doubs. Cette méconnaissance du métier a des conséquences : jugements fondés sur des images du passé, stigmatisation, manque d’attrait pour les jeunes générations…

Encore secouée par la polémique autour du comté, puisqu’elle-même livre son lait à une coopérative qui en fabrique, Cyriane Fleury ne s’est pas résignée. Depuis quelques mois, elle expérimente « Dans ta ferme », une forme nouvelle de communication : l’accueil à la ferme, en situation de travail, avec une participation de la personne accueillie aux tâches de l’élevage.

Ce projet est une initiative de la société Obione, spécialiste de l’accompagnement des éleveurs via des vétérinaires partenaires : « Il faut reconnecter ces deux mondes », affirme Léna Joannès, responsable de projets chez Obione.

Reconnecter par la pratique

Trois autres éleveurs participent à ce test grandeur nature. « Le principe est d’accueillir quelqu’un et de le faire participer à l’activité de la ferme, poursuit Cyriane Fleury. On ne propose pas un programme spécial, on fait ce qu’il y a à faire. La première fois que j’ai accueilli ma visiteuse venue de Dijon, on a fait la traite. La deuxième fois, on a fait du foin, et elle a conduit le tracteur… »

« Le rythme de l’accueil est à la carte : par exemple, deux heures, cinq fois par an », décrit Léna Joannès. « Ma visiteuse vient quand c’est possible, pour elle et pour moi », confirme Cyriane Fleury, car « il faut que je puisse être attentive à mon travail et surveiller ce qu’elle fait. On a échangé sur beaucoup de choses. Cette visite lui a apporté de l’étonnement et de la joie devant la gentillesse des vaches, la proximité de la nature… J’ai trouvé que c’était hypervalorisant. J’aimerais que nos visiteurs comprennent ce qu’est une vraie ferme, et que, nous, éleveurs, on voue notre vie aux animaux… »

« Le visiteur vient plusieurs fois et participe avec l’éleveur au travail sur la ferme, pour comprendre le métier »

Un projet encore en test

« La partie administrative peut être compliquée, estime Cyriane Fleury. Comme la personne accueillie participe à nos travaux, il ne faut pas que ce soit considéré comme du travail caché. Il faut aussi veiller à ce que l’assurance les protège. » « La question de la rémunération de l’éleveur se pose aussi », ajoute Léna Joannès.

C’est notamment à ces questions que devra répondre le test de « Dans ta ferme », réalisé dans le cadre d’un projet qui réunit 14 partenaires (éleveurs, vétérinaires, école VetAgro Sup, Idele et Ferm’inov).

Les plus lus

<em class="placeholder">Camille Lefeuvre</em>
Recruter un salarié agricole : « Je ne veux pas d’un exécutant, je veux un collègue de travail », en Ille-et-Vilaine

Au Gaec du Guesneau en Ille-et-Vilaine, Camille Lefeuvre a choisi de faire appel à des salariées pour l’aider dans le travail…

<em class="placeholder">Jean-Yves Guémin, éleveur laitier</em>
« J’ai fait tout mon travail d’astreinte en deux heures et demie », sur mon élevage laitier bio en Ille-et-Vilaine

En Ille-et-Vilaine, Jean-Yves Guémin a grandement simplifié son système d’exploitation pour alléger sa charge de travail. En…

<em class="placeholder">Gilles Bonnet, éleveur dans le Tarn, sur son escalier fait maison</em>
Astuce d'éleveur : Une passerelle surélevée pour incorporer de l’eau dans la mélangeuse

Gilles Bonnet, éleveur dans le Tarn, a bricolé un escalier et sa plateforme avec une arrivée d’eau pour pouvoir apporter, en…

<em class="placeholder">Le banque de travail agricole de Saint-Clément, dans le Maine-
et-Loire</em>
« Nous ensilons 250 ha de fourrage en 10 jours sur notre commune grâce à la banque de travail agricole », dans le Maine-et-Loire

​​​​​Vincent Tessier, éleveur à Saint-Clément dans le Maine-et-Loire, réalise tous ses chantiers d’ensilage d’herbe et de maïs…

<em class="placeholder">Bastien Charré à droite avec les deux salariés du Gaec, Baptiste (nom ?) et Charline Bonnevin</em>
« Avec mes salariés agricoles, nous cultivons une relation gagnant-gagnant », en Charente-Maritime

Le Gaec Le Grand Pré en Charente Maritime a basculé d’une ferme familiale à un fonctionnement patron-salariés : Bastien…

<em class="placeholder">Pierre Curfs et son fils</em>
« Allergique aux poils de vache, le robot de traite m’a permis de continuer le lait », dans la Marne

Pierre Curfs est éleveur de vaches laitières à Vienne-la-Ville, dans la Marne. Des problèmes de santé l’ont conduit à…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière