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Comment savoir s'il s'agit d'une cétose ou d'un déplacement de caillette

Les raisons de ne pas démarrer en production après le vêlage sont nombreuses et l'éleveur confronté à ce cas devra faire le tour complet de sa vache s'il veut tenter d'obtenir une réponse.

Cette multipare souffre d'une cétose qui a certainement favorisé le déplacement de caillette. © J.-M. Nicol
Cette multipare souffre d'une cétose qui a certainement favorisé le déplacement de caillette.
© J.-M. Nicol

Après avoir écarté une douleur liée au vêlage et si rien n'indique que cette vache souffre d'une infection interne ou d'une mammite grave, son regard va se tourner vers la cétose et le déplacement à gauche de caillette. Surtout si le manque de production déjà suspecté au cinquième ou sixième jour postpartum s'accentue.

Cétose et déplacement de caillette font bon ménage car ce dernier engendre une cétose généralement peu marquée, mais il est également facilité par une cétose sévère amorcée avant même le vêlage. La cétose guérit grâce à un traitement médical tandis que l'autre nécessite au moins la correction du déplacement pour débloquer la situation – et le plus vite est le mieux.

Toujours le coupler à l'auscultation

Comment y voir clair ? Quelques petites différences peuvent nous aider. La cétose est rare chez les primipares. Mais pas le déplacement de caillette. Il s'installe en quelques jours au cours desquels la caillette en migration gonfle puis se dégonfle, puis, une fois bien gonflée et déplacée, gêne en permanence la vache qui a mal. Au début, son appétit oscille, un jour avec et un jour sans… puis il diminue nettement et la vache manque parfois de souplesse dans sa démarche, comme si un corps étranger la faisait souffrir tandis que les corps cétoniques du sang, du lait ou de l'urine peuvent être anormalement élevés ou non. À ce stade, l'auscultation de la zone centrale du côté gauche ne permet pas d'entendre les mouvements du rumen et livre un ''ping'' à la percussion d'une côte.

Lors de cétose, les corps cétoniques s'élèvent fortement, l'appétit est nettement diminué, assez souvent la vache préfère le foin, devient donc constipée et peut aussi souffrir de troubles nerveux (tourner en rond ou léchage compulsif). Le dosage des corps cétoniques ne suffit donc pas à établir le diagnostic ; il faut toujours le coupler à l'auscultation.

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