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Tendances : direction l’intervention ?

Blé tendre : marché atone

Marché atone et empreint de morosité avec très très peu d’activité. On parle d’un appel d’offres de l’Algérie (50.000 t) mais il faut reconnaître que la parité euro/dollar actuelle est pénalisante à l’export pour nos céréales.

A noter que, mercredi 31 août (donc trop tard pour en faire part dans notre chronique de la semaine passée), on apprenait que l’Egypte a contracté 270.000 tonnes de blé dont seulement 60.000 tonnes en origine France, le solde se répartissant entre les origines américaine (120.000 t) et russe (90.000 t) à un prix pour ce dernier très concurrentiel par rapport au blé fob français (environ 15 $/t de moins). Par ailleurs, on fait état d’un petit courant en Champagne sur la Belgique-Hollande en fourrager d’un PS toutefois suffisant pour améliorer les blés de qualité très moyenne de nos deux partenaires du nord UE. Mais devant le marasme actuel, selon l’expression d’un de nos correspondants, «on va droit dans le mur de l’intervention».

Blé dur : inactif

Les semouliers du nord comme de l’est de l’UE se sont largement couverts en origine canadienne ; par ailleurs l’Italie comme les pays du Maghreb ne sont pas au marché. De ce fait, les cours sont en repli.

Orge mouture : sans ressort

Marché toujours sans ressort, avec un volume d’activité encore très faible pour la saison. L’exportation est aux abonnés absents, alors que l’intérieur vivote au jour le jour. Pour l’instant, les cours ne subissent pas de variations particulières. A noter que les soumissions pour les reventes d’intervention commenceront ce jeudi 8 septembre.

Brasserie : étale

Marché bloqué par les problèmes qualitatifs (protéines). Les opérateurs font état de contrats en portefeuilles, mais encore sans véritable concrétisation. Et ce, précisèment, dans l’attente d’une meilleure connaissance des qualités. Sur le marché mondial, on suppute que la Chine —premier consommateur mondial d’orge de brasserie— va se tourner vers le Canada et l’Australie, dont les disponibilités cette année sont loin d’être négligeables.

Maïs : quid de la NR?

Cours étales à plus calmes sur ce qui reste de l’ancienne récolte, avec encore une petite demande en soudure. En nouvelle récolte, cours irréguliers selon les régions, avec la proximité pour certaines d’entre elles de la récolte. Dans le Sud-Ouest, on observe le manque d’intérêt des acheteurs espagnols, qui digèrent le blé acquis dans les pays de l’Est comme en France à des prix qu’ils estiment aujourd’hui trop élevés. De ce fait, ils ne manifestent aucun intérêt actuellement pour le maïs français.

Selon l’AGPM (Association générale des producteurs de maïs), et sur la base d’expertises d’Arvalis, la récolte de maïs 2005 est estimée à 12,7 Mt, contre 13,6 Mt prévus par le Scees (ministère de l’Agriculture). Pour les producteurs de maïs, outre la sécheresse persistante au mois d’août, des transferts de grain vers l’ensilage auront lieu sur environ 67.000 ha et «la surface de départ estimée par le Scees (1,673 Mha) est jugée trop élevée car le maïs a baissé en 2005 plus que ne le pense le ministère». L’AGPM cite, par exemple, le Poitou-Charentes, où «la baisse est de 20 % et non de 12 %». Dans ces conditions, la surface de départ est de 1,646 Mha pour AGPM-Arvalis et le rendement moyen proche de 81 q/ha. Ainsi, par rapport à la récolte 2004, la baisse serait de 3,3 Mt, soit -21 %. Par ailleurs, la récolte hongroise devrait être aussi importante qu’en 2004, soit une prévision de 8,3 Mt.

Protéagineux : sans besoin

Les besoins semblant faibles au vu de la discrétion de la demande, l’activité est très limitée. Les vendeurs peu prompts à écouler leur marchandise ne favorisent pas non plus les transactions. Quelques affaires en disponible sont rapportées dans les régions Marne/Aisne/Ardennes et Eure/Calvados.

En féveroles, la demande est encore absente en qualité animale. En humaine, l’activité est également limitée.

Oléagineux : hausse sans activité

Les graines oléagineuses affichent des prix en progression. En colza, la hausse est due au développement attendu de la filière biodiesel. De son côté, le tournesol est peu offert et reste ferme. Les affaires pour l’ensemble de ces produits ont été peu nombreuses cette semaine encore.

Tourteaux : affaires de couverture en soja

La fin de la semaine dernière a vu une reprise des achats de couverture pour l’hiver par les fab, les prix de tourteaux de soja étant attractifs. Des opérations en disponible ont aussi été réalisées. Le marché de Chicago s’est toutefois redressé à la clôture de mardi. Cette évolution n’a pas été prise en compte dans l’élaboration de nos cotations. Les opérateurs restent maintenant attentifs au prochain rapport de l’USDA prévu pour le 12 septembre. En tourteaux de colza, les prix progressent légèrement tandis que ceux de tournesol stagnent sans générer d’affaires.

Déshydratés : stable

Les prix n’évoluent pas depuis la semaine dernière. Les opérateurs rapportent une très bonne exécution pour le mois d’août. L’activité reste régulière sans pour autant générer un gros volumes d’affaires.

Issues de meunerie : marché calme

Cette semaine confirme l’arrêt de la progression des cours en région parisienne. Ceux-ci se stabilisent sur une activité sans tonus. En province, les prix continuent de grimper en raison d’une offre toujours limitée.

PSC : corn gluten feed en hausse

La demande est restée faible sur ce marché. On note, cependant, un raffermissement en corn gluten feed

Légumes secs : peu d’évolution

Dans une ambiance très calme, les cours bougent peu d’une semaine sur l’autre. On note cependant une activité assez soutenue dans les pays arabes.

Graineterie : marché toujours en réveil

En cette fin de période estivale, les opérateurs se montrent plus présents et les acheteurs réapprovisionnent leurs stocks. On observe quelques raffermissements sur certaines graines (colza, navette et pois vert).

Graines fourragères : à nouveau calme

Les opérateurs ne se pressent pas pour réaliser des affaires. Du côté des prix, mis à part le lotier qui continue de grimper en raison du manque de marchandise, ces derniers ne bougent pas.

Pailles et fourrages : sans tonus

L’activité est toujours réduite sur ce secteur. Les cours sont reconduits.

En foin de Crau, la situation est identique.

 

 

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