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Marché mondial
Paris Grain Day : consensus légèrement haussier en céréales et oléagineux

Les intervenants présents au Paris Grain Day, vendredi 31 janvier, recommandent de porter une attention particulière au soja brésilien et au blé russe.

© Yanne Boloh

Les participants du Paris Grain Day partagent un sentiment neutre à légèrement haussier concernant l’évolution des cours des matières premières agricoles en 2020. Les spectateurs ont voté à l’issue de la journée du 31 janvier et leur consensus se chiffre à 3,08, le niveau 5 étant très haussier.

La dynamique économique mondiale, assez molle, écarte une rupture à la hausse ou à la baisse malgré les incertitudes géopolitique et sanitaire, d’après Emily French, directrice générale de Consiliagra (États-Unis). « Après la décade dorée 2005-2015, les marchés ne veulent plus prendre de risques et les principales incertitudes restent donc le climat et la réglementation sur les pesticides. Il ne devrait pas y avoir de secousses brutales sauf si, bien sûr, une catastrophe arrivait quelque part en production. »

Quid des flux de soja ?

L’accord entre les États-Unis et la Chine pourrait modifier les flux, explique Pedro Dejneka, associé de MD Commodities (Brésil) : « Personne ne croit que la Chine va acheter 40 Md$ de commodités agricoles ». La liste étant imprécise, la somme pourrait couvrir d’autres choses comme du machinisme agricole. Toujours est-il que le Brésil, devant les États-Unis depuis 2011 sur le podium du commerce international de soja (48 % vs 36 % l’an dernier), craint pour son export : la Chine a représenté 79 % de ses ventes en 2019 (83,7 % en 2018). Mais les stocks pourraient nettement se redresser si le réchauffement sino-états-unien se confirme. Le spécialiste n’envisage pas de réduction de la production de soja.

Thomas Mielke, président-directeur général de OilWorld (Allemagne), estime que le différentiel de prix entre colza et soja est justifié : baisse de la production mondiale de colza et peu d’espoir de hausses des surfaces dans l’UE, stocks suffisants en soja. Toutefois, les prix devraient se rétracter avec l’érosion du cours de l’huile de palme (-10%).

Suivre de près les Russes

Côté céréales, la Russie est devenue un exportateur actif surtout sur le segment des blés entre 11,5 et 12,5 % de protéines. Elle marque le pas sur la seconde partie de cette campagne et se concentre sur son « méridien du blé », une ligne géographique étroite allant du sud du pays au Moyen-Orient et à l’Afrique de l’Est. Et plusieurs opérateurs majeurs, notamment portuaires, sont étranglés par la hausse des prix intérieurs. Les semis de blé d’hiver laissent penser que les volumes disponibles vont encore croître, surtout dans le Sud, la prochaine campagne, selon Dmitry Rylko, directeur général de Ikar LLC (Russie). Et il conseille de suivre de près la banque d’État VTB qui a émergé sans prévenir dans les marchés.                       

 

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