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Nutrition animale : la Bretagne s'en sort-elle mieux qu'au niveau national ?

La production d’aliments pour animaux a perdu 3,5% en Bretagne l’an dernier, soit moins que les -6,5% enregistrés au niveau national. A l’occasion de son assemblée général, le 1er juin, Nutrinoë (entreprises bretonnes de la nutrition animale) a surtout voulu insister sur les éléments positifs de la contribution de la nutrition animale et surtout de l’élevage et de l’agroalimentaire dans la région.

La production d'aliment Porc poursuit sa décroissance en 2022 (-7,1%) mais il reste leader en Bretagne avec 3,36 Mt produitesen 2022
© PublicDomainImages (Pixabay)

Une érosion qui se poursuit : voici ce que les données de la production bretonne d’aliments pour animaux évoquent pour 2022. Celle-ci affiche en effet 7,09 Mt en 2022 contre 7,38 Mt en 2021 (-3,5%) comme l’indiquait l’association des fabricants d’aliments bretons, Nutrinoë, lors de son AG le 1er juin. La tendance se marque toutefois un peu plus sur le second semestre (-4,4% pour juillet/décembre), comme sur les 4 premiers mois de 2023 (-4,5% sur janvier/avril).

La Bretagne a en effet été épargnée par l’influenza aviaire qui a durement frappé le Sud-Ouest et les Pays de la Loire l’an dernier mais elle a connu quelques cas depuis ce qui pourrait expliquer au moins pour partie cette évolution récente.

Les principales espèces connaissent des évolutions contrastées : le bovin (principalement laitier) est en bonne santé : avec +4,6% à 1,26 Mt en 2022 et une stabilité positive début 2023 (+0,9% sur janvier/avril), profitant de la revalorisation du prix du lait. Quant à la volaille, à -2,3% en 2022 (2,58 Mt), elle a connu une baisse de 4,5% sur les 4 premiers mois de l’année.

Dans le même temps, le porc poursuit sa décroissance même s’il garde sa position de leader régional (-7,1% à 3,36 Mt en 2022), la revalorisation du prix, plus tardive ne se fait pas encore sentir début 2023 (-5,8% sur janvier – avril), mais les experts espèrent une reprise ou au moins une stabilisation dans les mois à venir.

« Après des périodes de baisse comme nous les avons connues, il faut du temps aux éleveurs pour remonter en production surtout avec les difficultés qu’ils rencontrent pour agrandir ou encore plus pour installer un nouvel atelier », indique Hervé Vasseur, président de Nutrinoë. Peu optimiste sur une relance massive de la production, il espère toutefois que la Bretagne saura conserver son potentiel existant : « la nutrition a de vraies solutions par exemple pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Cela passe par exemple par l’expression du potentiel des vaches laitières qui est probablement de 20 à 25% sous exploité, ce qui permettrait de compenser la décapitalisation si celle-ci s’accentue ».

 

 

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