Marché bio : affaires limitées en France, offre encore abondante en Europe de l’Est
Le marché bio français est resté relativement calme au cours des deux dernières semaines.
Le marché bio français est resté relativement calme au cours des deux dernières semaines.
Les besoins des acheteurs en matières premières agricoles bio en France demeurent limités, et les échanges du printemps concernent surtout de petites couvertures additionnelles. À l’export, les flux se concentrent essentiellement sur des expéditions de marchandises fourragères. Les intervalles de prix ont peu changé depuis notre dernière mise à jour.
Des vendeurs polonais bien présents
Ailleurs en Europe, les échanges continuent d’animer le marché, même si l’activité reste également limitée et sélective. Des lots sont encore disponibles en Europe de l’Est. Les vendeurs polonais restent particulièrement présents et multiplient les offres en blé, maïs et féverole afin de libérer de la place dans les silos. En Roumanie, le marché paraît plus calme, les volumes ayant déjà été largement écoulés. En Croatie, les opérateurs disposant encore d’importants stocks d’avoine, d’orge et de maïs cherchent des débouchés. En Hongrie et en Slovaquie, quelques lots de blé restent disponibles, mais l’intérêt acheteur est faible, les niveaux de prix locaux étant jugés peu compétitifs.
Premiers intérêts sur la nouvelle campagne
Sur la nouvelle campagne, les premiers acheteurs commencent à se positionner, mais les vendeurs restent rares. C’est notamment le cas de la meunerie allemande, qui démarre ses couvertures mais peine encore à trouver de la marchandise. Les opérateurs néerlandais restent, eux, plutôt acheteurs sur les céréales fourragères bio, avec une demande active mais très sensible aux origines et aux niveaux de prix.
Sur le marché des oléagineux, la demande export en huile bio s’est nettement tassée, ce qui pèse sur l’intérêt pour les graines oléagineuses. Les pays d’Europe centrale cherchent encore des débouchés pour le tournesol, qui suscite désormais peu d’intérêt acheteur.
Malgré l’attractivité relative du tourteau de soja d’origine africaine face à la protéine chinoise, aussi bien dans les ports hollandais que français, les fabricants ne cherchent plus à se couvrir. Ils ont largement profité des bas prix observés en première partie de campagne pour renforcer leurs approvisionnements et optimiser leurs rations.