Aller au contenu principal

Commercialisation
La marge brute de la distribution progresse en produits céréaliers

Si la situation s’améliore à la production, la marge reste négative, selon le rapport 2018 de l’Observatoire de la formation des prix et des marges.

De gauche à droite : Stéphane Travert, ministre de l'Agriculture, et Philippe Chalmin, président de l'OFPM, présentent le rapport de l'OFPM au ministère de l'Agriculture.
© DR

Une fois n’est pas coutume, Philippe Chalmin, le président de l’Observatoire de la formation des prix et des marges (OFPM), a noté qu’en 2017, si les prix à la production étaient volatils d’une année sur l’autre, ceux de la distribution évoluaient assez peu, lors de la présentation du rapport annuel de l’OFPM le 19 juin à Paris. Et de conclure que le grand gagnant était le consommateur pour qui cette volatilité reste quasiment invisible. Autre constat, les coûts de production sont restés globalement supérieurs aux prix de vente des matières premières en 2017, toutes filières confondues.

Stabilité du prix de la baguette, petit recul des pâtes

En céréales, la situation se rapproche de l’équilibre en 2017 mais le bilan reste négatif. Si le coût de production du blé tendre meunier a nettement reculé en 2017, passant de 249 €/t en 2016 à 182 €/t, il reste supérieur au prix de vente reculant de 147 €/t en moyenne en 2016 à 145 €/t en 2017, ainsi qu’à la somme du prix du blé et des aides évoluant de 188 €/t à 175 €/t.

Concernant le pain, le prix de la baguette au détail est resté stable en 2017, à 3,47 €/kg comme en 2016. Du côté de la répartition des marges, pas de grande variation non plus, avec une matière première (ici le blé tendre meunier) qui représentait 5,8 % du prix moyen de la baguette en 2017 contre 5,6 % l’année précédente. La marge brute de la meunerie occupait, quant à elle, 6,8 % du prix de la baguette, et celle en aval est passée de 87,6 % en 2016 à 87,8 % l’année suivante.

Pour les pâtes alimentaires, le prix au détail est passé de 1,57 €/kg en 2016 à 1,54 €/kg en 2017. La part du blé dur dans ce prix a progressé en 2017, passant de 23,9 % l’année précédente à 24,7 %. Selon l’OFPM, la marge brute des semouliers-pastier a reculé à 49,3 % l’an dernier (51,8 % en 2016), à l’inverse de celle de la distribution qui progresse à 26,1 % contre 24,3 %. On notera que sur la campagne 2016/2017, la part de blé dur français dans l’utilisation par l’industrie pastière a reculé à 86,88 % (95,29 % en 2015/2016), l’Espagne à 9,1 % et l’Italie à 1,3 % étant les deux seules autres sources d’approvisionnement.

Les plus lus

Le bioéthanol pourrait représenter 1 % de la SAU française en 2035

Si la France compte 30 millions de voitures en 2035 dont 5 millions fonctionnant à l’E 85 à raison de 3,5 litres/100 km alors…

Prix des céréales - Nette progression des cours du blé et du maïs sur les marchés à terme

L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 3 et le 6 mai 2024, expliquée par La Dépêche Le petit…

Prix des céréales - Net rebond des cours du blé et du maïs sur les marchés à terme

L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 2 et le 3 mai 2024, expliquée par La Dépêche Le petit…

Prix des céréales - Repli des cours du blé et du maïs sur les marchés à terme en récolte 2023 mais hausse en récolte 2024

L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 1er et le 2 mai 2024, expliquée par La Dépêche Le petit…

Marché des engrais : tendance baissière en azote et phosphore

Malgré un contexte géopolitique incertain au Moyen-Orient engendrant la crainte de pressions sur les matières premières, le…

Tour de plaine en France : des surfaces de tournesol attendues stables entre 2023 et 2024, voire en légère baisse

Les pluies ont perturbé les semis de tournesol en France, qui se profilent sans grande évolution d'un an sur l'autre. 

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 352€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site La dépêche – le petit meunier
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez votre revue numérique la dépêche – le petit meunier
Recevez les évolutions des marchés de la journée dans la COTidienne