Aller au contenu principal

Bioéthanol : la filière espère une croissance des débouchés

Alors que la progression de l'incorporation dans les moteurs se poursuit, la collective du bioéthanol entend se consacrer désormais pleinement à la montée en puissance de l'E10 et de l'E85.

Libérée des débats interminables de 2012 à 2015 sur le Casi (Changement d'affectation des sols indirect), la filière, représentée par la collective du bioéthanol, veut se consacrer au déploiement de l'utilisation de l'éthanol. La consommation d'E10 (essence à 10 % d'éthanol) a progressé de 4 à 7 % par an en termes de part de marché entre 2010 et 2013. Mais depuis, on a observé une décélération, avec moins de 2 % de croissance de part de marché par an, a relevé Sylvain Demoures, secrétaire général du SNPAA (Syndicat national des producteurs d'alcool agricole). « C'est une croissance ralentie, mais nous estimons avoir une chance de la faire repartir », a-t-il ajouté. En effet, le potentiel exploitable existe : 57 % des stations-service de la grande distribution ne distribuent pas d'E10. Celles des pétroliers sont en revanche très majoritairement équipées (74 %). Le SNPAA est confiant quant au rattrapage de la distribution.

Marge de progression en grande distribution

En effet, des différences sont visibles, selon les enseignes. Le SP95E10 est « en moyenne 4,5 centimes » moins cher à la pompe que le SP95. Le syndicat des éthanoliers cite, comme exemple fréquemment rencontré celui de pompes affichant 1,250 €/l de SP95 et de 1,205 €/l de SP95-E10. Cette compétitivité est une incitation à l'équipement de pompes de SP95-E10 chez les GMS. Le potentiel de croissance est à la portée de la filière. La collective a commencé des actions auprès des garagistes pour mieux renseigner les automobilistes. « Trop souvent les garagistes découragent les automobilistes de mettre de l'E10 dans les moteurs, par ignorance », a témoigné Pierre Chasseray, délégué général de “40 millions d'automobilistes”. Quant à l'E85 (essence à 85 % d'éthanol pour les moteurs flex-fuel), sa croissance se déroule à raison de 3 à 4 ouvertures de stations-service par semaine. L'E85 est 25 % moins cher pour les particuliers que le SP95, et 35 % moins cher pour les entreprises, a souligné Jacques Rivoal, le président de Volkswagen-France. La compagnie a lancé en décembre un modèle de voiture flex-fuel, la Golf Multifuel E85. Pour 13.000 km parcourus, l'E85 fait économiser 400 €/an par rapport au SP95-E10, a calculé Nicolas Kurtsoglou du SNPAA.

Les plus lus

Canal Seine-Nord Europe : développer des plateformes multimodales compétitives pour concurrencer les ports du Nord de l’Europe

L’avancement concret des travaux du Canal Seine-Nord Europe et plus largement de la liaison Seine-Escaut étant entré dans une…

<em class="placeholder">champ de blé en Normandie, juin 2026</em>
Exportations des céréales françaises : stocks finaux en hausse mais bilan positif pour la campagne en 2025-2026

Avec dix mois de données collectées sur la campagne en cours, le bilan du Conseil spécialisé grandes cultures de FranceAgriMer…

<em class="placeholder">Production nationale d&#039;aliments composés (en tonnes)</em>
Alimentation animale : comment évoluent les fabrications en France entre mars 2025 et mars 2026 ?

Le tonnage d’aliments pour animaux produit en France a progressé en mars 2026 par rapport à février 2026 et mars…

<em class="placeholder">Chargement de 33 000 t d&#039;orge au Quai Lombard sur le Port Atlantique La Rochelle.</em>
Exportations des céréales françaises : une campagne 2025-2026 correcte et 2026-2027 prometteuse pour le port Atlantique La Rochelle

À l’occasion de la Bourse maritime agricole La Rochelle-Pallice, les acteurs du port ont dressé un premier bilan de la…

<em class="placeholder">navire à quai sur le port de la Rochelle.</em>
Sica Atlantique : des exportations céréalières tout juste satisfaisantes en 2025-2026

La campagne 2025-2026 se caractérise par un retour à la normale du niveau d’exportations céréalières pour Sica Atlantique,…

<em class="placeholder">Granulé d&#039;engrais.</em>
Des prix des engrais toujours soutenus par les contraintes d'offre, malgré une demande agricole en attente de visibilité

Entre avril et mai, le marché français des engrais est resté globalement ferme, malgré une légère détente en urée.

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 958€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site La dépêche – le petit meunier
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez votre revue numérique la dépêche – le petit meunier
Recevez les évolutions des marchés de la journée dans la COTidienne