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« Je suis fière de produire du poulet Duc de Mayenne »

Restée fidèle à son organisation Duc de Mayenne, Ghislaine Le Coq en récolte déjà les fruits.

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Lorsque la pérennité du binôme Univom-Sypalm s’est posée, Ghislaine Lecoq n’a pas voulu abandonner l’organisation. Elle est restée par attachement à la marque, alors qu’elle recevait des propositions d’autres organisations.
© P. Le Douarin

À Saint-Mars-sur-Colmont dans la Mayenne, Ghislaine Lecoq produit des volailles Label rouge avec son mari Étienne depuis 2002. 

Lire aussi : Nouvelle dynamique pour les volailles Label rouge Duc de Mayenne

« On a commencé par deux poulaillers de 400 m² chacun pour atteindre les critères d’installation, nécessaires à l’époque sur une ferme laitière. Et on ne l’a pas regretté. » Les poulaillers ont toujours rapporté un revenu régulier. Un troisième bâtiment a été construit en 2012.

Le début des années 2020 a été tendu. « Nous n’avions aucune envie de voir disparaître notre organisation. Nous nous connaissons tous, nous nous entraidons, nous avons des productions de qualité qui valent bien celles d’autres labels et nous sommes fiers de notre marque Duc de Mayenne. » Ayant assez souvent participé à des animations en magasins, l’éleveuse a pu noter l’attitude positive des consommateurs. « En région parisienne, ils nous disent qu’ils aiment notre Duc de Mayenne ! »

De tout pour satisfaire les consommateurs

Fière de son Label rouge, Ghislaine élève néanmoins des volailles non labélisées, consciente que ces productions complètent les plannings et améliorent sa rentabilité. « Il faut que tous les éleveurs comprennent que c’est donnant-donnant et gagnant-gagnant avec les clients. L’année 2023-2024, en plus du poulet label, on a fait du chapon de 140 jours, du poulet certifié de 56 jours et du canard Pékin de 49 jours, égrène-t-elle. On n’a jamais autant travaillé. » Ses trois poulaillers ont très souvent été pleins, tout en respectant les durées de vide sanitaire en label et en s’octroyant des congés. « On prend nos vacances début juillet, avant les moissons. Avoir des productions différentes permet de concilier plus facilement nos attentes et celles des abattoirs. »

 

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