Aller au contenu principal

Italie : l’inflation pèse sur les achats de fruits et légumes

L’Observatoire du marché du CSO Italie confirme la baisse de la consommation de fruits et légumes sur les huit premiers mois de l’année avec des prix gonflés par l’inflation actuelle.

 

Autre enseignement de l’Observatoire des marchés du CSO Italie, le consommateur italien se détourne des salades traditionnelles au profit des produits de 4ème gamme qui progressent de 16% en volumes sur le seul mois d’août 2022.
© Philippe Gautier-FLD (photo d'archives)

L’Observatoire du marché du CSO Italie  avait déjà souligné que le premier semestre avec été funeste en termes de consommation de fruits et légumes en Italie.  La tendance est aujourd’hui confirmée par l’analyse sur les huit premiers mois de l’année. De janvier à août, par rapport à la même période 2021, les ventes en volumes ont  de 354 000 t, pour atteindre 3,6 Mt achetées au total, soit une baisse de 9%. Ramenée à  la consommation d’il y a 5 ans , la baisse atteint 15%.

Lire aussi : Italie : l’Etat débloque 150 M€ pour développer la logistique des marchés de gros

L’inflation gonfle le résultat en valeur

En termes de valeur, cependant, ce n’est pas la même chose. Le chiffre d’affaires a considérablement augmenté, progressant de 4,5% par rapport à août 2021 pour un montant de près de 854 M€, une valeur jamais atteinte à cette période au cours des cinq dernières années. « En été, l’inflation s’est fait sentir sur les paniers d’achat avec une hausse en août de 10% du prix d’achat moyen sur le même mois de 2021 et de près de 20% sur le même mois de 2019, année pré-Covid » commente la directrice du CSO Italie, Elisa Macchi.

Des variations selon les produits

Dans le domaine des fruits, les achats de pêches (qui avaient connu une tendance négative en juillet) ont augmenté de 8 % en août, ceux de nectarines de 1 %. Les abricots  (+ 12%) et les petits fruits (+15% ) ont  particulièrement performé. En ce qui concerne les légumes, les tomates et les pommes de terre enregistrent une baisse des achats de 2% et 1% respectivement en août. A l’exception des carottes (+4%), des oignons (+6%), du chou-fleur (+22%) et du cardon italien (+21%), les autres variétés sont toutes orientées à la baisse.

La GMS domine, le détail traditionnel en fort recul

« L’augmentation des prix moyens a peut-être eu un impact sur cette tendance négative. Un kilo de fruit a augmenté en moyenne à  1,89 euro, soit 9% de plus qu’en août 2021, tandis que le prix moyen d’un kilo de légumes a dépassé le seuil de 2 euros, s’établissant à 2,19 euros, un prix nettement supérieur à la moyenne des années précédentes » précise Daria Lodi de l’Observatoire du marché CSO Italie. La grande distribution a augmenté en août, atteignant 76% des achats totaux de fruits et légumes (en 2018, sa part était de 62%), avec un rôle principal confirmé par les supermarchés (46% des achats), tandis que les hypermarchés ont chuté (-4%) et que les discounters ont augmenté d’un point. En revanche, la baisse des marchés de rue (-10% par rapport à août 2021) et des primeurs (-13%) se poursuit inexorablement.

En août, la ventes de pastèques ont baissé de 15% après avoir connu un mois de juillet positif : mais son prix a progressé de 34% entre temps.

Les plus lus

<em class="placeholder">Un champ de chou-fleur en Bretagne.</em>
Crise sur les légumes d’hiver : « Il faut que toute la filière fasse de la pédagogie sur le vrai prix des légumes »

La météo très douce, qui a accéléré les cycles de production tout en limitant la consommation, entraîne une crise sans…

<em class="placeholder">Vue extérieure du bâtiment de la casserie de l&#039;entreprise Escoute,  à Penne d’Agenais (Lot-et-Garonne)</em>
Amandes dans le Lot-et-Garonne : la casserie d’Escoute au service de la relocalisation de la production

Le projet de relocalisation de la culture de l’amande dans le Sud-Ouest, porté par l’entreprise Escoute, vient de franchir une…

<em class="placeholder">Cédric Sanchez, arboriculteur à l&#039;Ile-Sur-Têt dans les Pyrénées-Orientales.</em>
Clémentines en Pyrénées-Orientales : intégrer le risque de gel et de froid

La clémentine s’impose comme l’une des voies de diversification dans les vergers des Pyrénées-Orientales. Les références…

Maraîchage en région nantaise : l’automne trop doux génère une crise

Comme d’autres régions, le maraîchage nantais connaît une forte crise liée à l’automne trop doux qui a entraîné l’accélération…

<em class="placeholder">Anthony Garcin, maraîcher à Guimps en Charente. </em>
Maraîchage en Charente : « Je blanchis mes serres multichapelles une fois par an »

Anthony Garcin, maraîcher à Guimps en Charente, a témoigné de sa stratégie pour limiter les hausses de température sous abri…

<em class="placeholder">Régis Aubenas, producteur de nectarines et abricots dans la Drôme, président de l&#039;association Fruits Plus et élu à la chambre d&#039;agriculture de la Drôme. </em>
Arboriculture dans la Drôme : la reprise des expérimentations de la Sefra s’organise
La liquidation de la station expérimentale fruits Rhône-Alpes (Sefra), en juillet 2025, était « inévitable » selon…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 96€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes