Grippe aviaire : le protocole mixte de vaccination des canards est désormais autorisé
Une instruction technique du 29 juillet 2026 rend possible la vaccination des canards contre l’influenza aviaire hautement pathogène avec un protocole hétérologue associant les vaccins des laboratoires Ceva et Boehringer. L’objectif visé est de renforcer et prolonger la protection des canards.
Une instruction technique du 29 juillet 2026 rend possible la vaccination des canards contre l’influenza aviaire hautement pathogène avec un protocole hétérologue associant les vaccins des laboratoires Ceva et Boehringer. L’objectif visé est de renforcer et prolonger la protection des canards.
Une instruction technique, publiée le 30 juillet, rend désormais possible la vaccination hétérologue (ou mixte) des canards mulard, Barbarie et Pékin contre l’influenza aviaire hautement pathogène. Le protocole repose sur une première injection réalisée au couvoir à un jour avec le vaccin Ceva Respons AI H5 du laboratoire Ceva santé animale puis une seconde injection à 28 jours (tolérance de 27 à 31 jours) avec le vaccin Volvac Best AI + ND de Boehringer Ingelheim. Jusqu’à présent, le ou les rappels en élevage ne pouvaient se faire qu’avec le même vaccin administré en première injection.
Cette décision fait suite à une étude pilote menée par l’Anses et l’Ecole nationale vétérinaire de Toulouse ENVT et dont les résultats avaient montré une réponse immunitaire humorale plus élevée et plus persistante avec ce protocole hétérologue qu’avec les protocoles homologues à deux doses avec première injection au couvoir.
En renforçant et en prolongeant la protection des canards, l’enjeu de ce protocole facultatif est de réduire le coût de vaccination est de passer à deux doses au lieu de trois en période à risque pour certains lots de canards. Afin de consolider les résultats de cette étude, les éleveurs, sur la base du volontariat, peuvent participer à un nouveau protocole de suivi sérologique allégé reposant sur trois prélèvements sanguins par lot : à J1, 15 jours après la deuxième injection (vers 43 jours) et au plus proche de l’abattage.
Une seconde instruction technique parue le même jour fait par ailleurs évoluer les modalités de surveillance post-vaccination jusqu’à la fin de campagne 2025-2026. La surveillance passive renforcée n’est plus obligatoire, hors zones réglementées autour des foyers. La surveillance active reste inchangée.