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Implantation du colza : « Je prépare le sol le plus rapidement possible après la moisson »

Jérémy Lachaux, agriculteur à Cugney en Haute-Saône, cultive 115 ha de colza. Il intervient rapidement après la moisson de la céréale précédente pour préparer le sol avant les semis de colza. Objectif : combiner un lit de semences avec de la terre fine et des bonnes conditions de structure de sol en profondeur.

Jérémy Lachaux, agriculteur à Cugney en Haute-Saône devant sa herse rotative
Jérémy Lachaux, agriculteur à Cugney en Haute-Saône, intervient le plus tôt possible après la récolte pour préparer son sol avant colza.
© J. Lachaux

Nous cultivons 115 ha de colza, de préférence dans nos terres saines à bons potentiels plutôt drainantes. On évite les sols trop hydromorphes et difficiles à travailler. Au niveau de l’assolement, j’alterne une tête de rotation, colza, tournesol ou soja, avec une culture secondaire céréale, à savoir blé, orge d’hiver ou de printemps. Concernant la préparation du sol avant l’implantation du colza, j’interviens le plus rapidement possible après la récolte du précédent durant la première quinzaine de juillet. L’objectif est d’avoir fini le plus en amont possible des semis de colza pour laisser le temps au sol de se réhumecter.

Je commence par broyer les résidus de cultures, puis j’opère à un ameublissement à une profondeur de 20 cm avec l’outil Terrano équipé de dents ULD. J’effectue ensuite un passage de déchaumeur à disques à 10 cm pour incorporer les pailles en décomposition. Je complète la préparation superficielle du lit de semences par un quatrième passage avec une herse rotative. Pour finir, je referme le sol avec un passage de rouleau pour garder un maximum de fraîcheur. Pour les semis, effectués à partir du 1er août, je vise une période où j’aurais des pluies derrière pour permettre la levée.

EARL Lachaux, 690 ha de SAU dont 670 de grandes cultures : 115 ha de colza, 150 de blé, 100 d’orge d’hiver, 80 de tournesol, 50 d’orge de printemps, 40 de soja, 5 de luzerne, avoine et féverole pour les couverts, 30 ha de prairies permanentes. Sols très hétérogènes.

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