Aller au contenu principal

Logistique - Transport maritime
Vlissingen, le port reefer qui monte, qui monte

Situé à l’embouchure de l’Escaut, le port hollandais est la principale place du pays pour le conventionnel en fruits et légumes et se développe sur les conteneurs.

A la fin de l’année dernière, les autorités de Zeeland Seaports – dont fait partie le port de Vlissingen avec celui de Terneuzen – annonçaient être devenues la première place portuaire néerlandaise pour ce qui est de l’importation et l’exportation de fruits et légumes en conventionnel. La place maritime a en effet traité en 2011 près de 35 millions de tonnes de marchandises (tous types de fret compris) dont 7,9 non conteneurisés (contre 7,3 en 2010), ce qui inclut les fruits. Plusieurs grands armateurs ont choisi Vlissingen pour leurs flux conventionnels de fruits à l’import, à l’instar de NYKCool qui a pris la décision en 2010 d’y faire passer l’ensemble de ses tonnages en provenance du Chili et d’Afrique du Sud ou de Seatrade déjà présent.
Le port possède une activité notable sur les flux à l’export principalement vers l’Afrique de l’Ouest et la Russie. Sur cette destination, ce sont les productions traditionnelles de la région de Zélande, oignons (70 % de la production néerlandaise se concentre autour du port) et pommes de terre dans une moindre mesure, qui sont concernés. Ces flux sont travaillés par de grands liners comme NYKCool et par des armateurs russes. L’ensemble fait que le nombre total de palettes conventionnelles devrait approcher les 450 000 en 2012, soit près de 500 000 t.

Des avantages indéniables
Sur place, le principal opérateur portuaire est Kloosterboer. En France, le nom est surtout connu pour le magasin de stockage sous froid négatif entièrement automatique pour son client McCain à Harnes (Pas-de-Calais). Aux Pays-Bas, cette entreprise – fondée en 1925, il y a plus de 80 ans dans le négoce de légumes – est un acteur important dans le domaine de la manutention portuaire entre autres puisque les filiales du groupe couvrent une multitude de domaines, du développement de programmes informatiques dédiés à un pool de location d’emballages plastiques. A travers ses huit sites aux Pays-Bas, celui de Harnes et les deux en Amérique du Nord (Dutch Harbour en Alaska et Bayside au Canada), Kloosterboer dispose d’une capacité de stockage (frais et surgelés) dépassant les 520 000 t, équivalente à 3 millions de mètres cubes. Sur la place de Vlissingen, l’opérateur dispose d’une capacité de stockage de 215 000 t. Il y a trois terminaux d’une capacité totale de 35 000 palettes pour les fruits et légumes. La société dispose d’une unité de transformation de jus de fruits et de concentrés sur place.
Pour Marco Vermet, directeur Comptes chez Kloosterboer Vlissingen, le développement actuel tient à plusieurs raisons pratiques : « Le port, situé en eaux profondes, est en liaison directe avec l’Escaut occidental et la mer du Nord toute proche. Stratégiquement placé entre Zeebrugge, Anvers et Rotterdam, il offre aussi une excellente liaison avec l’arrière-pays, par routes, voies navigables et chemins de fer. De plus, ce n’est pas un port congestionné comme peuvent l’être des places comme Rotterdam. » Un faisceau de facteurs qui rend Vlissingen plus intéressant en termes de tarifs.

Développement du conteneur
A Vlissingen aussi, le conteneur tend à prendre plus de place. « Nous ne sommes pas aveugles face la progression de la conteneurisation, confie Marco Vermet. Actuellement, Kloosterboer manutentionne essentiellement des conteneurs à l’import. Après avoir été dépotés, ils retournent vides vers Anvers ou Rotterdam. Nous avons récemment créé un dépôt pour ces conteneurs sur Vlissingen et un accord a été signé avec certaines compagnies dont le géant danois Maersk. Les coûts de transport (retour) et de manutention sont considérablement réduits. De plus nous avons un service de barges fluviales entre Vlissingen et Anvers, Zeebrugge et Rotterdam qui il permet de réduire fortement le temps de transport entre les deux ports comparé au routier. » Plusieurs tests ont été menés avec des exportateurs locaux d’oignons (une des principales productions de la région de Zélande) et des producteurs de frites et les premiers résultats semblent positifs. « Cela renforce aussi l’image de Vlissingen pour attirer de nouveaux flux sur cette région des Pays-Bas. »
Le port a vu le traitement de conteneurs progresser de 8 % l’an passé. Un chiffre suffisamment important que pour Kloosterboer entame le développement d’un nouveau terminal à conteneurs. Les premiers coups de pioche seront donnés ce printemps pour une mise en activité dans le courant de l’année. Le site, qui couvrira 1,3 ha, sera en bord de quai proche d’un des terminaux fruits et légumes du groupe et son unité de traitement de jus de fruits. Il aura une capacité de 1 200 conteneurs et disposera de 40 prises reefer. Il viendra ainsi compléter les 4 000 m2 de stockage (capacité : 800 EVP) déjà existants. « Nous disposons de cinq grues mobiles pouvant porter de 25 à 110 t et d’environ 200 prises reefers . De plus, les réserves foncières sont là pour une expansion potentielle », détaille Marco Vermet. La société est déjà parée pour absorber d’éventuels nouveaux trafics.

Les plus lus

<em class="placeholder">Le tracker Okwind installé sur la Ferme de Torchy, exploitation maraîchère à à Dampierre-en-Bray en Seine-Maritime. </em>
Energie : « J’économise 12 000 euros par an grâce à un tracker solaire »

La Ferme de Torchy, en Normandie, s’est équipée d’un tracker solaire Okwind pour réduire sa facture d’électricité liée à sa…

<em class="placeholder">Mise en place d&#039;un filet de protection P17 face aux problèmes de virus, notamment de MWMV, rencontrés par de nombreux producteurs de courgettes dans le sud-est de la France</em>
Courgette : Quelles solutions face au virus MWMV ?

Le virus Moroccan Watermelon Mosaic Virus, ou MWMV, a fait des ravages en culture de courgettes dans le sud-est de la France…

<em class="placeholder">Lucie et Clément Tourre, arboriculteurs à Bellecombe-Tarendol dans les Baronnies provençales, en Drôme, ici dans un verger d&#039;abricotiers. </em>
Drôme : « Pour nos abricots, nous nous sommes réorganisés pour aller chercher de la valeur »
Production, emballage, commerce, logistique : Lucie et Clément Tourre s’engagent sur tous les fronts pour la performance…
<em class="placeholder">Maxime et Jean-Jacques Turc, maraîchers en Lot-et-Garonne.</em>
Lot-et-Garonne : « On ne dit pas assez que le maraîchage est une filière d’avenir et que ça peut être rémunérateur »

Comment attirer des jeunes dans la filière fruits et légumes ? Maxime Turc et son père Jean-Jacques Turc, maraîchers à Sainte-…

<em class="placeholder">Camille Savouré, productrice de myrtilles au Verger de La Croix à Pierrefitte sur Sauldre dans le Loir-et-Cher. </em>
Myrtille : des modèles économiques de production variés sont possibles

Pour montrer la diversité des modèles économiques possibles, l’association des producteurs de myrtilles de France recueille…

<em class="placeholder">Pascal Coutan, chef de culture chez Hortival.</em>
Lot-et-Garonne : « En horticulture, d'apprenti à chef d'équipe, des évolutions sont possibles »

Quels arguments pour attirer des jeunes dans la filière fruits et légumes ? Pascal Coutan, chef de culture chez Hortival,…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes