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[VIDEO] Le désherbage des légumes en pleine mutation

Les entretiens techniques du Ctifl, organisés tous les ans au Sival, avaient pour thème en 2018 le désherbage en cultures légumières. Face aux perspectives négatives des moyens de protection basés sur les molécules de synthèse, la mécanisation du désherbage est appelée à se développer.

Le nombre de substances actives herbicides autorisées diminue alors que le salissement des parcelles légumières augmente. C'est le constat formulé lors des entretiens techniques du Ctifl, organisés au Sival le mercredi 17 janvier 2018. "On observe l'émergence ou la réemergence d'adventices difficiles à contrôler, note Sophie Szilvasi, de la DGAL. La qualité du désherbage est variable entre les espèces, les problèmes concernent principalement la post-levée". Ces adventices peuvent être toxiques ou allergisantes, comme la datura, la morelle, certains séneçons ou l'ambroisie. Elles obligent souvent les producteurs à recourir au désherbage manuel. Ainsi, en culture de mâche, l'absence de brindilles, feuilles ou herbes dans la récolte est primordiale. "Le recours au désherbage manuel avant récolte est très pratiqué, indique Cyril Pogu, producteur de mâche en Loire-Atlantique et référent technique du Comité départemental de développement maraîcher. Mais cette solution a un fort impact négatif sur la pénibilité du travail et est coûteuse". La tendance défavorable aux solutions chimiques de désherbage incite au développement d'alternatives. Parmi elle, la mécanisation et la robotique ont connu de grandes avancées récentes et devraient fortement évoluer dans les années à venir. "Le désherbage mécanisé occupe déjà une place de choix, déclare Alain Bardet, du Ctifl. Mais aujourd'hui, le matériel est surtout adapté pour les inter-rangs".

 

Une combinaison d'outils et de pratiques

 

Bineuses à guidage manuel, à guidage actif par marquage au sol, par des palpeurs, des capteurs ou des caméras, l'offre s'est bien développée. Mais le problème du désherbage dans le rang reste majeur, en particulier pour les cultures dont les plants sont espacés de quelques centimètres, comme la carotte ou la mâche. L'appel à projets ROSE, Robotique et capteurs au service d'Ecophyto, lancé à l'été 2017, suscite des espoirs pour trouver de nouveaux systèmes dans les prochaines années. Les robots autonomes sont une piste prometteuse, avec comme principaux inconvénients pour les modèles actuels une autonomie encore limitée et un investissement conséquent. "La détection par l'imagerie est une réponse possible à la problématique du désherbage", signale Dominique Werbrouck, du Pôle légumes région Nord. Le principe est une de différencier par des caméras les cultures et les adventices. "A l'heure actuelle, l'imagerie peut identifier des salades bien développées. Mais les différencier des adventices aux premiers stades de développement est beaucoup plus difficile", indique le spécialiste. Si les pistes de nouveaux outils sont multiples, une chose est sûre : la mutation du désherbage se traduira par une combinaison de toutes ces solutions, et pas par l'utilisation d'une méthode unique.

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