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ValNantais maintient le cap

La coopérative nantaise fait le bilan de la crise de la saison 2004. Même si les résultats sont en baisse significative, ils ne sont toutefois pas négatifs.

La saison fut difficile pour ValNantais. Toutefois, à l’assemblée générale qui se tenait à Sainte-Luce-sur-Loire le 28 janvier, l’ambiance ne se voulait pas au catastrophisme. La semaine de froid qui a réjoui les producteurs de mâche n’y était sans doute pas pour rien.

Les résultats de la coopérative sont en baisse significative sur l’an passé mais ne sont pas négatifs. Certes le chiffre d’affaires a augmenté, passant de 40 millions d’euros à 40,3 millions d’euros. Mais dans le même temps, les charges d’exploitation ont beaucoup progressé, de 40,47 millions d’euros à 41,19 millions d’euros en raison des stocks, des salaires et des charges sociales. En conséquence, le résultat d’exploitation affiche un résultat négatif de 66 000 euros contre plus de 413 000 euros l’exercice précédent. Mais le résultat net pour la saison 2003/2004 est de 114 000 euros après un résultat exceptionnel dû à une cession de terrain de 86 000 euros.

La majorité des productions affectée par la crise

Les résultats de la coopérative reflètent la crise de l’an passé. Presque toutes les productions ont été affectées. “Les volumes commercialisés de mâches ont progressé mais le prix moyen sur la campagne est inférieur à celui de l’année dernière”, a rappelé Patrick Cheminant, maraîcher et rapporteur des activités de la coopérative. Il en a été de même pour le poireau qui a connu des périodes difficiles en début d’année 2004. Quant à la salade, le rapporteur parle de prix dérisoires. La tomate n’est pas mieux lotie. Les carottes, oignons et navets bottes n’ont pas non plus bénéficié de prix rémunérateurs. Quelques légumes sortent leurs épingles du jeu. Pour le radis (3.6 % du chiffre d’affaires), la moyenne des prix a été supérieure à la saison passée. Le prix des navets a progressé mais avec une offre en diminution de 12 %. A l’occasion de cette AG, il a été beaucoup question d’OCM et de ses contraintes multiples, de difficulté avec les organismes bancaires pour certains maraîchers et de saupoudrage des aides octroyées récemment.

La coopérative ne baisse pas les bras pour autant. Les contrats pour la 4ème gamme en mâche sont en progression, grâce notamment au développement de tunnels multichapelles qui sécurisent la production durant les intersaison et la période estivale. En salade, l’approche a été complètement repensée. ValNantais mise aussi sur d’autres produits. C’est ainsi que le muguet (5,2 % du chiffre d’affaires en 2004) continue sa progression. Les pommes de terre primeurs et l’aubergine font parties désormais de la gamme ValNantais.

La coopérative favorise les collaborations “dans des domaines variés” comme les phytosanitaires et les usages mineurs, les homologations de produits et l’approche des programmes opérationnels. “Compte tenu des évolutions dans notre filière et des nombreuses contraintes qui nous sont imposées, nous sommes appelés à renforcer cette orientation”, note Bernard Géry, président de ValNantais.

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