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Pays de Loire
Une saison 2013 très difficile pour le melon

Pour la troisième année consécutive, les producteurs de melons vivent une situation compliquée liée aux conditions climatiques. Ils s'interrogent sur la prochaine campagne.

Les producteurs souhaiteraient être rassurés sur les marges de manœuvre pour certains traitements phytos.

La campagne de melons n'est pas encore achevée. Mais les melonniers savent que pour eux cette année sera marquée d'un fer rouge après déjà deux ans de difficultés. En 2011, une récolte importante en juin suivi d'un été maussade avait fait chuter les prix. Même tendance en 2012. La saison fraîche n'a pas dynamisé les ventes. En 2013, les producteurs font face à une situation encore plus difficile. Le climat a constamment perturbé la production et la commercialisation. Les pluies printanières retardent les premières récoltes de dix à vingt jours et défavorisent la nouaison. Les petits calibres sont nombreux. Les pertes (de 10 à 70 %) s'accentuent d'autant plus que les parcelles sont attaquées par le scléro-tinia. La Vendée et le Poitou-Charentes rivalisent ainsi difficilement avec le Sud-Ouest, arrivé à son pic de production, et qui offre de plus forts calibres. Dans le même temps, les plantations s'avèrent difficiles en raison du mauvais temps. Les producteurs espèrent une belle arrière-saison avec des replantations tardives. Changement de climat. Les chaleurs estivales raccourcissent le cycle de production d'une quinzaine de jours. Résultat, les récoltes s'effectuent avec deux semaines d'avance, chamboulant encore le calendrier. Les volumes sont encore importants en cette fin septembre. Les prix sont bas. « Les melonniers, pour l'instant, sont abasourdis, fatigués de leur saison, commente un technicien qui les côtoie régulièrement. La conduite des cultures a été difficile et le marché compliqué. » Le bilan n'est pas encore fait mais les producteurs se posent beaucoup de questions quant à l'avenir. Ils souhaiteraient, par exemple, être rassurés sur les marges de manœuvre dont ils peuvent disposer pour certains traitements phytos. Contrairement à l'an passé, et malgré des conditions très favorables au sclérotinia cette dernière campagne, les autorités administratives n'ont pas octroyé de dérogation pour des fongicides comme Switch à base de cyprodinil et fludioxonil. Une chose est sûre, aujourd'hui, on s'attend logiquement à quelques baisses de surfaces dans la région pour 2014.

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