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Une récolte à sec

La spécialité de Canneberge Québec, c’est le fruit frais.

© M. LE CORRE

« Nous ne sommes que quatre à faire du fruit frais au Québec et nous sommes les deuxièmes plus gros producteurs », annonce fièrement Patrick Bédard. La cranberry est un fruit habituellement congelé avant d’être transformé. Elle se consomme sous forme de fruits secs, de jus ou de sauce. Mais le dynamique couple d’entrepreneurs a saisi l’opportunité du nouveau segment de marché du fruit frais. « Chez nous, 30 % des surfaces est destiné à des clients qui ne veulent pas de produits congelés », déclare, enthousiasmé le responsable de Canneberges Québec. Leurs fruits sont à destination de transformateurs voulant travailler un produit qui a conservé toutes ses vertus santé, dont certaines seraient perdues lors de la congélation. Soit ils sont destinés à une vente de fruits frais, comme en France (voir encadré page précédente). La difficulté réside alors dans la conservation du fruit. La cranberry a une peau plus épaisse et contient moins d’eau que les autres fruits rouges. Elle peut donc se conserver pendant trois mois. Mais la récolte par inondation raccourcit cette capacité de conservation. « Nous avons donc développé une machine spéciale pour récolter la canneberge au sec, confie l’ingénieux chef d’entreprise. C’est une sorte de batteuse qui coupe le haut des branches et récupère les baies ». Patrick a construit avec ses ouvriers quatre batteuses de ce type. Elles peuvent récolter chacune 100 t par jour. « La récolte est beaucoup plus longue à sec qu’en inondant les champs ». Pour répondre à ce marché, Nancy et Patrick ont aussi dû monter une unité de conditionnement. Vanneur, séchoir, shaker, trieuse optique et chaînes de conditionnement, tout l’équipement est là pour proposer des fruits sains et calibrés. Ce tri qualitatif conduit à écarter 20 % de la production. « Nous vendons environ 550 t de fruits frais, proposés en unité de 10 kg, en barquettes ou en sachets de 340 g, détaille l’entrepreneur. Le problème du frais c’est les pertes : 20 % des fruits est perdu ». Pour rentabiliser ces investissements, Canneberges Quebec continue son évolution. Depuis peu, le site accueille 4 ha de bleuets, une sorte de myrtille. « Le bleuet nécessite le même équipement en station que la canneberge mais arrive à maturité un mois avant, s’enthousiasme Patrick Bédard. Après avoir choisi les meilleures variétés, nous voulons en planter 20 ha ».

Rédaction Réussir

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