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Produits d’import
Une gamme marquée par les déficits

En fruits comme en légumes, les écarts de prix se sont nettement creusés. Des espèces déficitaires et/ou dont le marché est dynamique ne sont plus à la portée de toutes les bourses.

Les dégâts du gel des 20 au 23 avril à travers l’Europe, de Badajoz (Espagne) à Lublin (Pologne), sont si étalés et éparses qu’ils sont difficiles à estimer. En Belgique, les pertes en pomme portent sur la moitié du potentiel. En poire, le déficit sera moindre, avec, en Conférence, des fruits sans pépin (parthénocarpiques) qui prendront une forme allongée.

Sur le plan européen, on devrait perdre au moins 20 % des pommes avec beaucoup de fruits déclassés (anneaux de gel, etc.). Actuellement, le prix moyen des pommes au stade de gros Allemagne est, en toutes variétés, similaire à celui de l’an passé. En poire, on est au-dessus du niveau des deux dernières années pour les variétés de bonne conservation, Conférence ou même Packham’s, et, dans une moindre mesure, en Abate. Cette dernière, d’hémisphère Sud, est assez abondante en petits calibres. Elle comble aussi le manque de Rocha, mais tire ce segment du 1er prix à la hausse d’environ 50 %.

En manque de fruits rouges

Après un mois d’avril en demi-teinte, le marché des fruits rouges traverse au moins deux semaines porteuses, surtout en fraise. En Andalousie, les frimas et les fortes pluies de la dernière décade d’avril ont modéré l’offre. En Allemagne et en Pologne, le gel sur les premières fleurs des cultures de plein air et sous petits tunnels laisse prévoir un déficit de 15-20 % en juin.

En France, la première semaine du bigarreau Burlat débute sous le signe de la pluie. En Italie, les Pouilles ont échappé au gel, du moins jusqu’aux portes de la Campanie où le froid a sévi. En Espagne, la saison des bigarreaux porte les stigmates du gel, de la grêle et des dernières pluies. L’éclatement et le pourrissement ont fait tomber le potentiel de précoces de calibre élevé, surtout sur Alicante. Deux vagues de gel ont aussi écorné le potentiel du grand Nord-Ouest : de Jerte à l’Aragon et au-delà de Burgos.

Sur Murcie, la récolte de fruits à noyau est assez bonne. Les variétés d’abricot très précoces Mogador et Colorado ouvrent la saison. La demande est encore languissante et le prix du calibre 2A file vers les 2 € départ. La récolte s’annonce assez bonne en France mais avec des pertes en zones tardives : Nyonsais, Nord Vallée du Rhône, haut plateau ardéchois.

Tomate star

Le manque de crudité contribue à freiner la baisse du prix moyen des légumes. Mais les écarts de valorisation sont encore larges d’une espèce à l’autre. En Belgique, l’indicateur de chiffre d’affaires cumulé des criées à fin avril grimpe de 19 %. Pourtant, les volumes sont en retrait de 6 %. En tomate vrac, le chiffre d’affaires grimpe de 41 % pour un tonnage en progression de 2,5 %. En tomate grappe, le tonnage baisse de 14 % et le chiffre d’affaires augmente de 53 %.

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