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Assises départementales de l’agriculture vauclusienne
« Une entreprise agricole, un projet »… et de grosses surprises !

La Chambre d’agriculture du département reprend la main en ce qui concerne l’avenir des entreprises du Vaucluse. Un plan se met en place visant l’efficacité économique.

“Entreprendre pour demain”, c’est la trame de fond des assises de l’agriculture de Vaucluse auxquelles une centaine d’entreprises a participé à la première journée de travail, le 14 janvier dernier. L’idée avait été suggérée par la préfecture du département au cours de la session de décembre, puis pris corps avec l’aide du cabinet Abso Conseil dont l’APCA a validé la méthodologie. « Nous sommes dans une crise d’adaptation structurelle, a souligné Jean-Pierre Boisson président de la Chambre 84. En Vaucluse de nombreuses études par produit, par filière ont déjà été produites mais ont porté davantage sur des diagnostics que de véritables plans d’action. Elles ont rarement dépassé l’approche par filière qui est réductrice lorsqu’il s’agit de définir une stratégie d’entreprise. »
La base de réflexion repose donc sur deux axes : éviter « une énième étude » mais surtout de « partir de l’analyse de l’entreprise dans toutes ces composantes, de l’exploitation agricole à toute forme d’organisation économique, en ciblant les forces et les faiblesses de ces entreprises en essayant d’apporter une perspective de projet à chacune d’entre elles. » Une urgence puisque le travail de typologie des entreprises déjà effectué a démontré que « 80 % des agriculteurs n’ont pas de projets et sont relégués au seul rôle de chef d’atelier. » Ce travail de préparation a débuté avec trente entreprises.
Le fonctionnement du projet (qui devra se trouver un leader) repose sur des groupes de travail accompagnés d’une commission d’experts, dont les collectivités territoriales et les OPA, et d’un comité de pilotage. La réunion du 14 janvier a permis, par vote de la centaine d’entreprise participantes, de définir des axes stratégiques prioritaires. Ce sont en premier lieu et classés en grands chapitres ou leviers de niveau local, la recherche de nouveaux modèles économiques, la culture et les compétences marketing et enfin l’amélioration de la compétitivité/coûts des entreprises. Un programme, qui sera peaufiné et publié fin février, qui ressemble fort aux missions des comités disparus. « N’ayant plus d’organisation économique, nous nous tournons vers la chambre », a précisé un président d’organisation de producteurs.
Quant à la conclusion de Jean-Pierre Boisson, elle est lapidaire : « Il y a peu, si j’avais dit on va s’occuper de commercialisation, on m’aurait répondu que ce n’était pas le problème de la chambre mais de l’organisation économique ou des interprofessions. » C’est maintenant devenu une demande expresse. Comme quoi, la nature a toujours horreur du vide. Mais cette nouvelle stratégie paraît convenir aux élus des collectivités territoriales, dont certains n’ont jamais caché qu’ils étaient en manque d’interlocuteurs au niveau collectif.
C’est le cas de Nicette Aubert, vice-présidente de la Région et en charge du dossier agricole. « Nous allons enfin avoir des propositions concrètes pour travailler sur la politique agricole 2010 pour la Région. Ma première suggestion au nom du Conseil régional est de vous proposer un audit économique de toutes les structures qui en feront la demande afin d’acquérir une nouvelle dimension prospective. Mais sans négliger les difficultés structurelles, je vous demande de veiller à votre communication. Il faut cesser de dire que l’agriculture n’a plus d’avenir, sans quoi, les élus penseront qu’il n’est plus nécessaire d’investir dans ce secteur. » A méditer.

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