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Vallée du Rhône
Une campagne marquée par des restructurations en pêches-nectarines

Rhodacoop rejoint par Drôme Fruits, le GIE de l’Hermitage s’engage avec Lorifruit et Comptoir Rhodanien annonçant une hausse de potentiel, les effets d’annonces vont bon train.

Dans la Vallée du Rhône, la restructuration des entreprises est à l’origine d’un nouveau panorama commercial. Partenariats, fusions-acquisitions ou développement des volumes seront les faits marquants de cette campagne. La Sharka et la crise économique sont passées par là. Les volumes de production sont à la baisse, les structures commerciales doivent donc renforcer leurs potentiels respectifs pour compléter leur offre, continuer à intéresser les acheteurs, voire à se maintenir sur les marchés. Pour ces raisons, Drôme Fruits devrait rejoindre prochainement Rhodacoop par le biais d’une fusion acquisition (la décision doit être entérinée le 11 mai au cours de l’Assemblée générale). « Nous étions peu actifs sur le marché de la pêche-nectarine, explique Christophe Claude, le directeur de Rhodacoop. Mais ce sont les premiers fruits d’été et nous ne pouvions continuer à être absents. » La restructuration a débuté l’an dernier avec la fusion-absorption de Coopérieux et se poursuit donc par celle de Drôme Fruits. « C’est une intégration pleine et entière, car nous considérons que les accords commerciaux qui se multiplient sont trop fragiles », ajoute-t-il.  Au final, Rhodacoop passe d’un potentiel de 1 000 t il y a deux ans, à 7 000 t pour cette campagne. Le GIE de l’Hermitage s’est engagé également dans de nouveaux partenariats commerciaux. Déjà l’an dernier en commercialisant la production de Val Soleil (lié auparavant avec Coopérieux) et en engageant pour cette saison un accord commercial (échange de marchandise en fonction des demandes) avec Lorifruit. « Le contexte est limite, les opérateurs commerciaux ont des difficultés à se positionner et il est indispensable de trouver de nouveaux partenariats, précise Bruno Darnaud, le président du GIE. A terme, en ce qui concerne Lorifruit, je pense que nous irons plus loin dès 2011 avec la création d’un bureau commercial commun. » Les deux structures annoncent pour cette saison un potentiel de 6 200 à 6 500 t pour le GIE et 5 800 t pour Lorifruit. Enfin, le Comptoir Rhodanien (qui a repris Métral à 100 % depuis le 30 avril) annonce une hausse de son potentiel. « Nous disposerons dès cette campagne de 4 000 t avec l’objectif d’atteindre 6 000 t à court terme, précise Christophe Souilhard son PDG. Avec 2 000 t, notre potentiel initial était insuffisant pour intéresser la distribution sur quatre couleurs et pendant trois mois. » L’année 2010 sera déterminante pour la concrétisation de ces initiatives.

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