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Ardèche
Un projet ambitieux pour le développement de la châtaigne

La filière entend conquérir 2 000  ha de production en une décennie pour capter une demande croissante.

Les deux objectifs des professionnels sont, d'une part, l'extension du verger et, d'autre part, la lutte contre le Cynips.

La récolte de châtaignes a débuté en Ardèche avec 5 000 t, soit 50 % du volume national. Dans ce département, situé principalement en zone de montagne à forts handicaps naturels, le fruit représente un intérêt économique essentiel en termes d'emplois, d'économie, d'équilibre des systèmes d'exploitation et d'entretien du territoire. Néanmoins, la castanéiculture est confrontée à des contradictions. La production s'effrite alors que la demande va croissante. « Les conditions d'exploitation sont difficiles, indique Daniel Vernol, président du Comité interprofessionnel de la châtaigne d'Ardèche, la population est vieillissante, les problèmes sanitaires, notamment le Cynips, vont croissants mais, en revanche, la demande, notamment de châtaignes sous AOC, est, de plus, importante. C'est ce qui nous permet d'affirmer que la châtaigne est un produit d'avenir. » Les prix payés à la production sont en évolution positive : pour les variétés sativa (européennes) ils ont progressé de 1,26 E/kg en 2009 à 1,35 E en 2012 ; pour les hybrides, ils sont passés de 2,09 E à 2,67 E sur la même période. Par ailleurs, la demande en petits calibres de châtaignes AOC (environ un tiers de la récolte) s'est fortement accrue sur le segment de la transformation (cinq unités en Ardèche) où la revalorisation a été importante. « Face à ce constat, souligne Daniel Vernol, il est nécessaire de tout mettre en œuvre pour développer la production. Elle passera par un projet ambitieux : conquérir 2 000 ha en dix ans, soit par de nouvelles plantations, soit par la récupération de châtaigneraies en friches. » La seconde sera la lutte contre les maladies sanitaires du châtaignier. « Nous sommes touchés par le fléau mondial qu'est le Cynips. Les dégâts seront évidents à la récolte 2014. Nous devons donc poursuivre la seule voie de lutte : la lutte bio pour protéger les arbres. Nous avons des fonds jusqu'en 2014, après il faudra réitérer nos demandes. Entretemps, nous demandons des aides pour les producteurs impactés afin de compenser les pertes de récolte et permettre financièrement aux exploitants d'entretenir les 5 000 ha de châtaigneraies ardéchoises. »

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