Aller au contenu principal

Produits d'import
Un marché sous la pression climatique et logistique

La tropicalisation prolongée du climat méditerranéen aggrave les pertes en agrume et en légume. Le nombre de litiges augmente. Les retards logistiques en créent de nouveau.

Les temps de transport s'allongent. Le rétablissement des contrôles aux frontières du 13 novembre au 13 décembre était à peine en place pour le Sommet sur le changement climatique, ce qui inquiétait déjà les transporteurs espagnols et la Fepex. Le nouveau renforcement des contrôles après les attentats va prolonger les délais d'attente.

La nouvelle semaine de températures élevées a des conséquences très néfastes. Les entrées maritimes d'un air très chargé d'humidité entraînent une tropicalisation du climat. Dans les zones de production d'agrume proches de la Méditerranée, le taux d'humidité atteint 90 % la journée. Les fruits évoluent avant d'être mûrs. Les litiges finissent de gâcher la saison dans un secteur qui est déjà à bout de souffle après la longue série de compagnes déficitaires. Les promos en Allemagne sont entre 1,19 et 1,29  €/kg chez les deux premiers distributeurs. Parmi les autres articles en promo, le renouvellement de celles en kaki montre le succès de ce fruit (0,39  €/pièce) qui pèse déjà 200 000 t en Espagne. En kiwi, c'est en Gold que les promos sont reconduites. Cela n'empêche pas les prix du Hayward de se ressaisir un peu au départ d'Italie.

Premiers litiges en Russie

Au Maroc, les problèmes qualitatifs s'accroissent aussi dans le Souss. Les agrumes sont moins touchés qu'en Espagne car les zones de production sont assez loin de la mer et la part des variétés mi-précoces est moins importante. Néanmoins, les prix ont nettement reculé sur le marché russe la semaine dernière. Au stade import, ils sont passés de 90/95 à 65/70 rouble russes (de1,30 à moins de 1 €). La Turquie est à environ 0,45 € au stade import avec pas mal de petits calibres. Les importateurs de Russie et d'Europe de l'Est recherchent pourtant des fruits solides pour résister aux contraintes de la distribution.

Dans le Souss, ce sont les cultures légumières qui sont le plus touchées par le temps chaud. Il fait 28 à 30 °C la journée sur Agadir depuis trois semaines. Les tomates sont de plus mauvaise tenue. Les litiges qualitatifs ont déjà été ouverts à l'arrivée des bateaux en Russie. Les départs hebdomadaires sont d'environ 6 000 t depuis quatre semaines.

Vers l'Europe, après une période chargée les tonnages exportés commencent à reculer. En ronde, les prix sont sous les 0,50 € au stade import depuis trois semaines. Le marché reste difficile en haricot Helda sans gros tonnage, de même qu'en haricot vert. La qualité est plus irrégulière avec la chaleur. Le marché espagnol reste le principal débouché pour le Helda. Trois ou quatre stations d'Almeria de plus se sont implantées au Maroc cette année.

Trop de Jumbo

Le marché de la noix est lent. Les offres américaines sont à 3 € franco dédouanées en Jumbo. Les promos sur le marché allemand devraient bientôt débuter. Cette semaine, la Hongrie est encore avant mais à 9,30  €/kg ! La récolte en Californie est proche de 600 000 t mais les ventes d'octobre sont décevantes, sauf vers la Turquie et sur le marché intérieur. Il existe aussi une incertitude sur le volume du stock report de l'année dernière. La Chine est de plus en plus autosuffisante.

Les plus lus

<em class="placeholder">Le tracker Okwind installé sur la Ferme de Torchy, exploitation maraîchère à à Dampierre-en-Bray en Seine-Maritime. </em>
Energie : « J’économise 12 000 euros par an grâce à un tracker solaire »

La Ferme de Torchy, en Normandie, s’est équipée d’un tracker solaire Okwind pour réduire sa facture d’électricité liée à sa…

<em class="placeholder">Lucie et Clément Tourre, arboriculteurs à Bellecombe-Tarendol dans les Baronnies provençales, en Drôme, ici dans un verger d&#039;abricotiers. </em>
Drôme : « Pour nos abricots, nous nous sommes réorganisés pour aller chercher de la valeur »
Production, emballage, commerce, logistique : Lucie et Clément Tourre s’engagent sur tous les fronts pour la performance…
<em class="placeholder">Maxime et Jean-Jacques Turc, maraîchers en Lot-et-Garonne.</em>
Lot-et-Garonne : « On ne dit pas assez que le maraîchage est une filière d’avenir et que ça peut être rémunérateur »

Comment attirer des jeunes dans la filière fruits et légumes ? Maxime Turc et son père Jean-Jacques Turc, maraîchers à Sainte-…

<em class="placeholder">Camille Savouré, productrice de myrtilles au Verger de La Croix à Pierrefitte sur Sauldre dans le Loir-et-Cher. </em>
Myrtille : des modèles économiques de production variés sont possibles

Pour montrer la diversité des modèles économiques possibles, l’association des producteurs de myrtilles de France recueille…

<em class="placeholder">Pascal Coutan, chef de culture chez Hortival.</em>
Lot-et-Garonne : « En horticulture, d'apprenti à chef d'équipe, des évolutions sont possibles »

Quels arguments pour attirer des jeunes dans la filière fruits et légumes ? Pascal Coutan, chef de culture chez Hortival,…

<em class="placeholder">Les producteurs de prunes du Lot-et-Garonne Théophile et Christophe de Hautefeuille.</em>
Lot-et-Garonne : « En arboriculture, il y a beaucoup de stratégies d'entreprise possibles »

Comment attirer des jeunes dans la filière fruits et légumes ? Pour Théophile de Hautefeuille, pruniculteur et dirigeant de la…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes