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Fruits transformés
Très faible récolte pour le pruneau d'Agen

La récolte du pruneau d'Agen s'est avérée encore plus basse qu'espérée. Le stock est aussi inférieur à la normale. Les fruits sont plus rares, les prix augmentent...

Encore une petite année pour le pruneau d'Agen. 2014 avait déjà connu une petite récolte (36 000 t)*, 2015 ne dépassera pas les 32 000 t. C'est encore moins que ce qu'avaient annoncé les pruniculteurs en juin. La raison ? « Les sécheresses de l'été avec des coups de soleil sur les fruits qui ne sont pas arrivés à maturité et qui sont tombés », explique Pascal Martin du Bureau interprofessionnel du pruneau (Bip).

Un stock report très bas depuis deux ans

Le stock report, nécessaire pour fournir toute la gamme de calibres d'une année sur l'autre, est lui aussi au plus bas depuis deux ans. Alors qu'il devrait se situer entre 17 000 et 20 000 t, il est actuellement de 15 000 t. Conséquences : un prix en hausse. Ainsi depuis trois ans, les prix après séchage de la prune d'Ente augmentent de 40 % à 100 % sur certains calibres. Le haut de gamme (calibre 28-33) a, par exemple, doublé son prix. Du coup, les transformateurs se retirent de certains marchés. « On vend un peu partout en Europe (Angleterre, Italie, Belgique, Espagne…), nous n'avons pas de très gros marchés autres que la France », précise Pascal Martin. Néanmoins, cette année, certains transformateurs délaisseront l'Allemagne par exemple, deuxième plus gros consommateur européen derrière la France, et territoire très bagarré.

Le centre expérimental de séchage à Agrotec en janvier

Autre actualité des producteurs de pruneaux d'Agen, une convention signée entre le Bip et Agrotec, la plateforme de recherches et d'expérimentation de l'Agropole, située en Lot-et-Garonne. L'objet : l'hébergement du centre technique de séchage du Bip au sein d'Agrotec. Le déménagement effectif se fera en janvier.

Des transformateurs font le choix de délaisser certains marchés, comme celui de l'Allemagne, très disputée.

Un partenariat gagnant-gagnant : « Nous avions un outil de séchage qu'eux n'avaient pas et dont on ne se sert qu'un mois et demi par an. Nous allons collaborer sur l'expérimentation », précise Pascal Martin. A Agrotec, l'outil permettra aussi de faire des essais sur d'autres fruits ou légumes tels que la tomate et d'échanger informa-tions et savoir-faire.

* Une récolte moyenne se situe entre 40 000 et 45 000 t.

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