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“Transparence et visibilité” pour les pommes de terre primeurs

L'interprofession de la pomme de terre évalue le volume global de primeurs à 45 000 t. Pour que la campagne se passe au mieux, elle s'appuie sur un calendrier par bassin de production.

La mi-avril marque le départ de la nouvelle campagne de pommes de terre primeurs avec une montée régulière des volumes mis en marché jusqu'au 15 août. Avant le mois d'avril, il y a bien une production ultra-précoce de tubercules plantés sous abris en fin d'année et récoltés manuellement début 2016. Néanmoins, cette production reste quasi confidentielle (environ 350 t).

Le bilan 2015 est plutôt satisfaisant. Même si on a observé une baisse des prix de 6 %, elle s'est soldée par une augmentation moyenne des prix de 10 % par rapport à 2014. Quant aux importations (en provenance à 75 % d'Israël), elles ont diminué de moitié passant de 36 000 à 18 000 t, la pléthore de pommes de terre de conservation durant la campagne 2014-2015 ayant eu un réel impact sur les échanges.

Cette année, les opérateurs devront néanmoins être vigilants dans la mise en marché des 45 000 t de pommes de terre primeurs (12 160 t dans le Val de Loire et 12 500 t en Bretagne) car les volumes de pommes de terre de consommation sont encore loin d'être négligeables. C'est pourquoi la filière insiste pour qu'une véritable distinction soit faite entre les deux produits sur les étals.

La filière insiste pour qu'une véritable distinction soit faite entre les pommes de terre de consommation et les primeurs.

« Cette année, nous avons renouvelé le calendrier prévisionnel de récolte par bassin de production, explique Alain Minguy, président de la Section nationale “primeurs”. Nous devrions l'alimenter tous les quinze jours entre le 1er avril et le 15 août pour situer la production au plus près de la réalité. » C'est ainsi que les professionnels primeuristes ont souhaité donner visibilité et transparence à leurs clients. « Nous souhaitions être le plus transparent possible pour qu'ils aient la meilleure connaissance des volumes disponibles », explique le responsable breton.

L'interprofession préconise aussi aux opérateurs de privilégier de préférence les petits conditionnements (1 kg) et les 5 ou 10 kg pour le vrac de façon à assurer une rotation forte des produits. Selon le CNIPT, « l'opérateur s'efforcera de privilégier un emballage protecteur et différenciant qui protège de la lumière et des chocs ». Reste le plus important : le positionnement dans le rayon fruits et légumes qui fait toujours l'objet de multiples débats dans la filière ! « Puisque la pomme de terre primeur est considérée comme un légume frais, mieux vaut la placer en tête de gondole ou à proximité des produits fraîcheur ! », conclut André Minguy.

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