Aller au contenu principal

Tomate : La Belgique et les Pays-Bas vivent la même crise que la France

la crise dans le secteur de la tomate n’est pas uniquement franco-française, elle a également atteint les producteurs belges et flamands tant sur le marché français que chez eux. Chez Calsa, par exemple, un exportateur belge, les ventes de tomates oscillaient la semaine dernière entre 030 et 0,40 Euros/kg sur le marché de Rungis, que se soit en rondes ou en grappes. Et selon un proche du secteur en Hollande. “La situation devrait s’arranger la semaine prochaine”, souligne Pascal Beaufort, commercial de Calsa qui travaille pour le marché français. Il y a en effet eu une baisse de production et l’épuration des lots entraîne moins de marchandises sur le marché. “En semaine 35, les prix étaient même de 0,30 EUR/kg avec une augmentation dès le mardi de 5 à 6 centimes”. A la VBT, l’union des veilings belges (les criées au cadran), on souligne que plus de 2 775 tonnes de tomates dont 775 tonnes de tomates grappes ont été retirées du marché. Des tomates sous marque de qualité Flandria ont également été retirées du marché pour être données aux Banques Alimentaires. “Les quantités étant tellement importantes, souligne Jos Vanwezer secrétaire à la VBT que des tonnages ont été destinés à l’alimentation du bétail ou pour du biogaz voire même de l’épandage sur les terres”.

En Hollande, selon un observateur du marché, les surfaces sous serre de tomates ont progressé de 7 % par rapport à l’an passé entaînant de plus grands volumes sur le marché. En 2003, l’Italie et l’Espagne avaient connu des difficultés de production, ce qui a permis aux Hollandais de vendre dans le Sud. Enfin, il revient sur la présence de la tomate des pays de l’Est sur les marchés d’Europe du Nord et le Royaume-Uni, mais à des prix beaucoup plus faibles ce qui a fortement déstabilisé le marché hollandais.

Des annulations de contrats ont pesé sur le marché

Enfin, en Belgique, pour la salade, la situation est plus catastrophique qu’en tomate . “Mais elle a moins de répercussion que celle de la tomate, souligne Jos Vanwezer. Même discours pour l’endive. Il faut restructurer le marché européen avec l’ensemble du bassin européen endivier pour améliorer l’organisation, la qualité et le système de production dans son ensemble”. Au Vlam, Freddy Dutoit souligne que “La crise de la tomate subit un problème de forte surproduction à l’échelle européenne, les prix sont tendus et très bas et nous sommes contre tout action protectionniste des producteurs français sur le marché, car c’est anticoncurrentiel, jusqu’à présent on discute avec la profession française.”

Chez Calsa, Pascal Beaufort souligne que les prix de la tomate belge et néerlandaise ont pâti de la forte crise vécue sur les marchés en France. “L’année n’a pas été bonne pour les prix, souligne-t-il, mais en tonnage, nous avons augmenté les volumes par rapport à 2003”. Tant en Belgique que chez les Hollandais, ce qui a amplifié la situation catastrophique, ce sont les annulations de contrats pris par les centrales d’achat françaises avec les belges et flamands. Les tonnages qui étaient prévus ont alors tous été remis sur le marché et les exportateurs belges par exemple ont été obligés de payer la différence de prix entre le moment de la signature du contrat et le prix réel vendu sur le cadran le jour de la remise sur le marché.

Les plus lus

<em class="placeholder">Le tracker Okwind installé sur la Ferme de Torchy, exploitation maraîchère à à Dampierre-en-Bray en Seine-Maritime. </em>
Energie : « J’économise 12 000 euros par an grâce à un tracker solaire »

La Ferme de Torchy, en Normandie, s’est équipée d’un tracker solaire Okwind pour réduire sa facture d’électricité liée à sa…

<em class="placeholder">Mise en place d&#039;un filet de protection P17 face aux problèmes de virus, notamment de MWMV, rencontrés par de nombreux producteurs de courgettes dans le sud-est de la France</em>
Courgette : Quelles solutions face au virus MWMV ?

Le virus Moroccan Watermelon Mosaic Virus, ou MWMV, a fait des ravages en culture de courgettes dans le sud-est de la France…

<em class="placeholder">Lucie et Clément Tourre, arboriculteurs à Bellecombe-Tarendol dans les Baronnies provençales, en Drôme, ici dans un verger d&#039;abricotiers. </em>
Drôme : « Pour nos abricots, nous nous sommes réorganisés pour aller chercher de la valeur »
Production, emballage, commerce, logistique : Lucie et Clément Tourre s’engagent sur tous les fronts pour la performance…
<em class="placeholder">Maxime et Jean-Jacques Turc, maraîchers en Lot-et-Garonne.</em>
Lot-et-Garonne : « On ne dit pas assez que le maraîchage est une filière d’avenir et que ça peut être rémunérateur »

Comment attirer des jeunes dans la filière fruits et légumes ? Maxime Turc et son père Jean-Jacques Turc, maraîchers à Sainte-…

<em class="placeholder">Camille Savouré, productrice de myrtilles au Verger de La Croix à Pierrefitte sur Sauldre dans le Loir-et-Cher. </em>
Myrtille : des modèles économiques de production variés sont possibles

Pour montrer la diversité des modèles économiques possibles, l’association des producteurs de myrtilles de France recueille…

<em class="placeholder">Pascal Coutan, chef de culture chez Hortival.</em>
Lot-et-Garonne : « En horticulture, d'apprenti à chef d'équipe, des évolutions sont possibles »

Quels arguments pour attirer des jeunes dans la filière fruits et légumes ? Pascal Coutan, chef de culture chez Hortival,…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes