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SmartFresh obtient son homologation kiwi

Après la pomme et la prune en 2005, deux distinctions début 2006 (Sival d’Or et Sifel d’Or), le procédé SmartFresh vient d’être homologué pour le stockage des kiwis.

Après la pomme, SmartFresh prend ses marques auprès des professionnels du stockage des kiwis et des prunes. A ce jour, ce procédé de ralentissement de la maturation des fruits est commercialisé dans 27 pays.

Homologué en France pour la pomme et la prune en 2005, le procédé SmartFresh, propriété de la société Agrofresh, vient tout juste d’obtenir son homologation pour le kiwi en juillet et les premières applications ont eu lieu la semaine dernière chez l’un des opérateurs de la filière. Constitué d’un principe actif : le 1-MCP (1-méthyl cyclopropène), emprisonné dans une formulation de dérivés sucrés (dextrose), l’application SmartFresh est utilisée en concentration faible (1,4 g de principe actif permet de traiter 2 millions de pommes). Ce dérivé d’un précurseur de l’éthylène agit comme un leurre à la surface des fruits et suspend momentanément leur vieillissement. Et pour accompagner son utilisation, Agrofresh précise qu’il ne s’agit pas de vendre uniquement le principe actif, il s’agit plus d’un partenariat de service avec, pour ceux qui le souhaitent, une certification d’utilisation. Chaque application étant différente, tout est question de lieu de production, de la variété concernée et la taille des chambres de stockage. Il est ainsi nécessaire d’effectuer une précampagne avant le lancement définitif.

“Notre principal cœur de métier, c’est la pomme, expliquait sommairement Nathalie Gocha d’Agrofresh France, lors d’une rencontre avec la presse à Paris la semaine dernière. Nous nous adressons à des clients qui ont une connaissance accrue du devenir du fruit (atmosphère contrôlée, oxygène enrichi en CO 2, etc.). Cette nouvelle application sur le kiwi nous ouvre de nouvelles pistes. Nous travaillons aussi l’avocat, la tomate, le melon ou encore le kaki et des tests sont en cours en papaye et mangue.” Et les développements ne s’arrêtent pas là. Agrofresh annonce par ailleurs une collaboration avec une société sud-africaine de transformation du kiwi en IV e gamme, qui approvisionne le britannique Geest.

SmartFresh a été primé deux fois cette année

Quant au développement de la commercialisation du procédé en France, SmartFresh a reçu deux distinctions cette année : le Sival d’Or en janvier et la médaille d’or au Sifel d’Agen en mars. Et la société annonce qu’une application est à l’étude pour certaines variétés de poires. “Ce fruit est extrêmement sensible et difficile à travailler, pour lancer une telle application, nous devons être sûrs de nos résultats”, ajoute Nathalie Gocha.

Pour ce faire, Agrofresh travaille en étroite collaboration avec les centres de recherche du CTIFL, le Cefel et la station de la Morinière. Mais le dossier de demande d’homologation ne devrait pas être déposé avant 2008. “Nous sommes dans l’expectative après les quelques changements opérés sur les demandes d’homologation auprès des institutions et la refonte de la Commission toxicité”, souligne-t-elle.

Quant au Danemark, assez frileux en début d’année, sur le procédé SmartFresh, Agrofresh vient il y a quelques jours de déposer une demande d’homologation.

Pour appuyer ces développements à l’échelle européenne, la société s’est intéressée au jugement du consommateur. Agrofresh a ainsi réalisé en collaboration avec l’institut AC-Nielsen des études comparatives courant 2006. Il s’agissait de pommes de variété Elstar testées pendant trois mois dans douze magasins alimentaires (l’équivalent de Monoprix). Au final, les ventes avaient progressé de 12 % pour les pommes ayant bénéficié du procédé SmartFresh.

En parallèle, des dégustations à l’aveugle ont été menées dans cinq magasins d’une enseigne allemande ont démontré que 75 % des consommateurs étaient satisfaits quant à la qualité des fruits.

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