Saga Africa
L’Afrique est à l’honneur en ce mois de novembre. Pour illustrer le développement de ce continent hors du commun, nous avons choisi de rencontrer la voix de l’Afrique à l’OMC : Luc Mbarga Atangana. Le ministre du Commerce du Cameroun est en effet notre invité phare. Porte-parole des pays ACP, dans ce que nous avons coutume d’appeler la guerre de la banane, il est à ce titre, l’un des fauteurs de trouble des négociations du cycle de Doha de juillet dernier à l’OMC. A cette notion de développement, il est intéressant de présenter les grands travaux sociaux de la Compagnie Fruitière, notre grand reportage. Cette société, qui fêtera l’an prochain ces soixante-dix printemps, illustre assez bien ce qu’entreprise citoyenne veut dire en Afrique. Présente dans quatre pays (Sénégal, Cameroun, Côte d’Ivoire et Ghana), l’entreprise marseillaise, qui communique depuis peu, a ainsi ouvert ses portes à notre envoyé spécial et présenté son credo, le triptyque des responsabilités (économique, sociale et environnementale). Et des projets de développement privés, il en faut ces temps-ci. Adieu les engagements internationaux de Jacques Chirac. Selon notre confrère du Canard Enchaîné, Nicolas Sarkozy s’apprêterait à couper drastiquement dans l’aide publique au développement et plus particulièrement celle versée aux pays d’Afrique. Au total, 55 projets seraient ainsi menacés dans des domaines fondamentaux comme l’agriculture, la santé ou encore l’éducation.
Et l’Afrique, c’est aussi une partie du pourtour méditerranéen. C’est à l’occasion de l’annonce du prochain salon Medfel, qui viendra remplacer le forum Europêch’, que nous avons interviewé Georges Frêche, président de la région Languedoc-Roussillon en l’interrogeant sur le projet euroméditerranéen. Rappelons que les 3 et 4 novembre, se tenait à Marseille une réunion dédiée à l’Union pour la Méditerranée (UPM), l’objectif étant de surmonter les difficultés assombrissant ce projet. En effet, depuis la réunion parisienne de juillet, orchestrée par l’Elysée, la situation n’a guère évolué. Pour preuve, les résultats d’une étude réalisée par l’Inra, portant sur une possible libéralisation du commerce euroméditerranéen, soulignant qu’une telle ouverture du marché ne serait pas si profitable pour le développement agricole d’un pays tel que le Maroc.