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Rungis : à qui la Semmaris a-t-elle attribué la concession du futur terminal ferroviaire ?

Ce terminal multimodal est attendu pour 2026 et devrait participer à la décarbonation des flux logistiques du marché de Rungis. L'actuelle gare ferroviaire sur Rungis n'accueillait qu'une seule ligne de fret, le fameux train des primeurs, mis à l’arrêt.

 

Le train des primeurs a été mis à l’arrêt prématurément pour permettre l’avancée des travaux du terminal ferroviaire.
© Semmaris

A Rungis, la Semmaris (la Société d'économie mixte d'aménagement et de gestion du marché d'intérêt national de Rungis) annonce avoir attribué la concession du terminal ferroviaire multimodal à l’opérateur VIIA, après deux ans de procédure. C’est ce qu’elle écrit dans son rapport d’activité 2023 publié il y a quelques jours.

Pour décarboner ses flux logistiques, la Semmaris s’est en effet lancée dans un vaste projet d’un nouveau terminal ferroviaire qui doit voir le jour en 2026 et qui représente un investissement de 36 millions d’euros , soutenu par l’État.

Le transport routier est le deuxième poste d'émissions de carbone du Min de Rungis avec 25 000 camions entrants chaque jour.

 

Combinaison de deux technologies : l’autoroute ferroviaire et le combiné par chargement vertical

L’entreprise VIIA, branche de la SNCF, développe les autoroutes ferroviaires en France et en Europe, et est spécialisée dans le transport de tous types de semi-remorques sur rail.

« L’opérateur VIIA a présenté un projet solide, fondé sur un modèle économique viable, de nouvelles liaisons ainsi que la combinaison de deux technologies : l’autoroute ferroviaire et le combiné par chargement vertical, explique Stéphane Layani, PDG de la Semmaris. Nous nous réjouissons de ce nouveau chantier qui permettra, d’ici à 2030, la circulation de six trains aller-retour par jour, avec un trafic annuel de 120 000 conteneurs ! Le potentiel de report modal est conséquent : près de 60 000 camions par an seront évités sur les routes, soit une réduction de 25 000 tonnes de CO2 chaque année. »

 

Le train des primeurs à l’arrêt

L’ambition annoncée de la Semmaris est de multiplier le transport décarboné, en accueillant sur ce terminal six à huit trains aller-retour par jour et en créant des liaisons vers Avignon, Barcelone, les ports de Dunkerque et de Rotterdam, et à terme vers l’Italie.

L'actuelle gare ferroviaire sur Rungis n'accueillait qu'une seule ligne de fret, le fameux train des primeurs, qui privilégiait le chargement de palettes en wagon frigorifique, ce qui n’est pas l’attente des opérateurs aujourd’hui.

Le train des primeurs a été mis à l’arrêt prématurément pour permettre l’avancée des travaux. 

A relire : [Medfel 2022] Fret SNCF : « Le ferroviaire est promis a un bel avenir »

 

Les chiffres clés à horizon 2030 :

  • 6 à 8 trains aller-retour par jour ;

  • 120 000 UTI par an (unités de transport intermodale) ;

  • 65 000 camions en moins sur les routes chaque année ;

  • 37 000 tonnes d’émissions de CO2 économisées chaque année.

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