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Tomate - Sud de la France
Rougeline : le temps des projets durables

Avec un potentiel de 60 000 t de tomates, à l’occasion de Fruit Logistica, Rougeline a présenté ses projets d’expansion. Objectif : 40 ha supplémentaires à l’horizon 2013.

Une extension de 3,5 ha des serres de Parentis-en-Born dans les Landes vient s’ajouter aux 7 ha existants et dont la construction a débuté. A plus long terme, deux à trois ans, Rougeline prévoit la construction de serres, plus dans le Sud à Istres Morcenx, d’une superficie de 7 ha. « L’extension de Parentis-en-Born, explique Maxime Laclaverie, responsable marketing et communication, sera entièrement consacrée à la production de tomates petits fruits. Il s’agit plus de projets individuels que collectifs. Des projets collectifs sont en cours mais pas encore validés. Tout dépendra de la situation de la filière et des financements. C’est une opération de très longue haleine qui, pour l’heure, appelle peu de commentaires. » Au final, ces projets représentent une augmentation à horizon 2013 de 40 ha supplémentaires, soit 30 % de serres en plus. Cette campagne, Rougeline a présenté son concept en trois piliers “C’est d’ici”, “C’est bon”, “C’est sain” et met en avant “Origine Sud de la France” sur ses packagings. Cette campagne verra le retour au catalogue de la tomate Pinkoo. « Elle avait été lancée en 2009 puis abandonnée pour plusieurs raisons. D’une part, car sa production était peu rentable et son conditionnement onéreux (barquette 3 fruits). D’autre part, il n’a pas été facile de faire entrer en consommation une tomate ronde de couleur rosée. Nous revenons cette année avec un concept revisité : c’est une tomate toujours rose mais côtelée qui s’apparente à d’anciennes variétés et qui sera proposée en colis 3,5 kg mixte (trois variétés) pour une vente en vrac. Néanmoins, nous ne lançons que des tests commerciaux et sur des volumes peu significatifs. »
En ce qui concerne les fraises, Rougeline annonce une augmentation de 200 t, passant de 2 100 à 2 300 t. « Nous restons sur une base de variétés (Label Rouge ou non) très basique qui fait référence sur le marché français. En revanche, nous avons revu le conditionnement de la variété Gariguette. D’une barquette de 250 g, nous passons à 400 g. Nous pensons que c’est un grammage qui convient mieux aux catégories socioprofessionnelles consommatrices de Gariguette. » Par ailleurs, Rougeline travaille avec le CTIFL à la définition d’allégations alimentaires (présence de polyphénols, vitamines C, kilo/calories) concernant la fraise, qui devraient figurer (une ou deux maximum) sur les barquettes. Par ailleurs, l’entreprise présentera une nouvelle variété d’aubergine “Violette de Firenze”, ronde et légèrement veinée de blanc présentant peu de pépins et peu d’amertume. Elle sera conditionnée en colis de 3 à 3,5 kg. L’apparition de cette aubergine devrait ouvrir à un élargissement de la gamme, notamment pour les produits ratatouille. Enfin, Rougeline a introduit sur ses emballages le QR Code : « C’est un test mais une tendance qui tend à se développer. Le QR Code permet au consommateur de visiter le site dans les catégories tomates et fraises où il a le choix entre un descriptif des espèces ou d’une vidéo assortie d’une recette. » Du QR Code au e-commerce, il n’y a qu’un pas que Rougeline va franchir en 2012 pour les jus de fruits. « Nous allons proposer plusieurs coffrets, monoproduit tomate ou assortiments de différents jus. Nous travaillons au même système pour des colis de petites tomates de variétés anciennes. »
Enfin, si la communication pour les tomates commercialisées en France va se décliner sur la proximité, le gustatif et la production intégrée (cf. fld hebdo du 14 février) pour l’export, seul le mot Rougeline apparaîtra.

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