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Résilience alimentaire : les marchés de gros ne veulent pas rester sur le côté de la route

A l’occasion Journée parlementaire pour la résilience alimentaire des territoires, il a été rappelé que les MIN étaient le « seul outil systémique à la disposition des collectivités territoriales » pour l’accomplir.  

© Atypique

Le Conseil National de la Résilience Alimentaire (CNRA) a organisé le 12 octobre, la 2e édition de la « Journée parlementaire pour la résilience alimentaire des territoires ». Elle fut l’occasion pour le CNRA de présenter ces solutions à l’Assemblée nationale, au plus près des élus des collectivités. Le premier constat est clair : si la demande est présente et se développe, l’offre peine à se structurer alors que les solutions existent, nombreuses, innovantes et résilientes.

La résilience alimentaire vue par les politiques

La journée a été inauguré par Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire :  L’existence de « circuits courts et des circuits longs me semblent être une bonne chose. La résilience alimentaire soit se développer à tous les niveaux : local, régional, national mais aussi européen et au-delà. Les échanges internationaux sont indispensables mais sans qu’ils puissent risquer de déséquilibrer les autres systèmes agricoles. C’est pourquoi la réciprocité des normes est important ».

De son côté, le député Guillaume Garot, président du Conseil national de l’Alimentation, a souligné : «  La résilience alimentaire, souvent considérée comme un truc de bobo parisien, un peu hors-sol, est en fait un vrai objectif politique sur le temps long. Elle demande l’évolution des modes de production mais aussi celle des modes de consommation via l’éducation alimentaire pendant les heures de cours à l’école et la lutte contre le gaspillage. Les transformer aura un coût d’où la nécessité d’accompagnement des collectivités les plus fragiles ».

 

 

La résilience alimentaire vue par certains acteurs du terrain.

A l’occasion de cette journée, plusieurs acteurs sont intervenus pour faire part de leur expérience. Ainsi, Eric Braive, président de Cœur d’Essonne Agglomération, a détaillé le programme Sésame pour accompagner et accélérer la transition agricole et alimentaire bio locale. « L’objectif est que 50% des cantines de l’Agglomération soit approvisionnée au travers de ce programme et en particulier la ferme de l’Envol situé l’ancienne Base Aérienne 217 et qui a fait l’objet d’une mobilisation du foncier extraordinaire » a-t-il précisé. Eric Braive a ainsi vanté un modèle concret, s’appuyant sur 18 actions opérationnelles correspondant à des besoins identifiés et des objets aux modèles économiques équilibrés (75,6 M€ dont 63,6 M€ en investissement et 12 M€ en subvention).

Maguelone Pontier, directrice du marché d’intérêt national de Toulouse a été invitée à faire part de sa vision sur le sujet : « Longtemps, les marchés de gros ont été vus comme vieillissants ne s’adressant qu’aux détaillants soit seulement 15% de la distribution. Mais ils ont fait leur révolution et aujourd’hui, ils sont le seul outil systémique à la disposition des collectivités territoriales. La résilience alimentaire ne peut pas être le seul fait de l’amont et de l’aval mais aussi des fonctions supports, at-elle martelé, Le Min peut accompagner  le changement d’échelle car tout le monde ne peut pas faire ses courses chez le producteur. La massification de l’offre n’est pas un gros mot » La directrice du Min de Toulouse a ainsi évoqué la nouvelle zone de transformation alimentaire (légumerie, fraîche découpe) qui ouvrira bientôt sur le marché de gros. «  La Fédération des marchés de gros de France va par ailleurs contribuer au référentiel AFNOR SPEC sur la résilience alimentaire » a -t-elle enfin annoncé. Ce référentiel se veut un mode d’emploi facile d’accès pour les collectivités locales (checklist des éléments à prendre en compte, approche transverse des sujets à traiter sur la chaîne de valeur alimentaire).

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