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[Réactions] Distributeurs s’affrontent sur la vidéo du Synadis bio

Synadis bio (1 500 magasins bio, un tiers de la distribution bio en France) a rédigé un manifeste pour défendre les « valeurs éthiques » du bio de ses magasins (en opposition à celui de la GMS) : offre 100 % bio, pas de fruits et légumes issus de serres chauffées, moins d’emballage, transport plus écologique, relations éthiques avec les partenaires. Biocoop, Biomonde, La Vie claire, Naturalia, L’Eau vive, naturéO sont signataires. Un film satirique montrant un supposé distributeur faisant du bio parce que « ça rapporte » (et éclaboussant au passage la production) appuie la démarche.

Interrogée aux Assises de la Bio le 14 novembre (lire Mettre une valeur derrière le prix du bio), la distribution a réagi :

• Benoit Soury, directeur du marché bio Carrefour, représentant de la FCD et ancien de La Vie claire : « Je suis choqué de la communication de certaines grandes surfaces spécialisées, qui fait passer la GMS pour le mauvais élève du bio. Si on commence à opposer les modèles et à dire qu’il y a des bio à différentes vitesses, c’est une erreur, on perdra la confiance des consommateurs. Et côté image, vous avez tout de même Naturalia dans vos signataires alors que certains adhérents au Synadis n’ont pas voulu signer. […] Je suis bien content de ne plus être adhérent au Synadis ».

• Pierrick de Ronne, président de Biocoop (adhérent au Synadis et signataire), n’est « pas sûr que tout ce qui est dit dans le film soit complètement faux ».

• Michel-Édouard Leclerc, PDG de E.Leclerc : « J’ai bien aimé la vidéo, ça fait le spectacle… Plus sérieusement, c’est un film à prendre au deuxième ou au troisième degré. Il faut sortir des querelles de boutiques : on doit changer de modèle, et on sait qu’on ne va pas y aller tout seul. Il n’y a pas les purs et les impurs du bio ».

Interfel a dénoncé, le 15 novembre par communiqué de presse, « une communication contre-productive et diffamatoire » et « l’image “caricaturale” donnée à la bio »… « à des fins purement mercantiles ».

Le film du Synadis bio mettant en opposition un bio d’éthique et un bio d’étiquette fait polémique.

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