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Sud-Est
Provence-Alpes-Côte-d’Azur se penche sur une marque régionale

Donner une marque collective ou marque ombrelle à la région Paca est un chantier ouvert il y a près de trente ans. Aucun résultat significatif n’ayant émergé, le Conseil régional a repris le dossier.

Une réunion de travail sur le dossier de recherche d’une marque collective Paca a eu lieu le 6 décembre à l’Hôtel de la Région à Marseille qui a démontré qu’il y avait autant d’hypothèses que d’opinions divergentes, tant le problème est délicat et complexe. L’initiative en revient à Jean-Louis Joseph, vice-président en charge de l’Agriculture. « Depuis 2007, la Région finance le programme Paca Terre de Goût, destiné à promouvoir les productions locales dans la presse et à la télé. Or, 10 M€ plus tard, son impact me semble insignifiant mais une évaluation est en cours. Il a été décidé de poursuivre les campagnes TV, élargies à de nouveaux produits, mais une question se pose : faut-il continuer avec Terre de Goût où aller plus loin ? Nous ne voulons pas d’une marque pour valoriser l’institution mais d’un outil permettant aux professionnels de mieux vendre leurs produits. » Un cabinet conseil a été engagé pour faire des propositions sur les problèmes d’images, de stratégie, de marketing et de communication. La principale question sera de trouver – si l’idée d’une marque collective est retenue – des dénominateurs communs entre les trois entités Provence, Côte-d’Azur et Alpes. Sur le plan juridique, le mot “Provence”, à forte notoriété, ne pourra pas être utilisé du fait des AOC qui en verrouillent l’usage. La crainte a été émise qu’une marque collective n’“étouffe l’existant”, c’est-à-dire les marques terroirs, départementales (pour autant que les départements continuent d’exister) ou s’oppose aux SIQO. Même si « le Conseil régional a toute légitimité à créer une marque fédératrice », des intervenants ont fait valoir que « la pérennité des marques financées par les collectivités dépend des décisions des mandatures successives et le système est pervers si les entreprises ne mettent pas de l’argent sur la table. » Sud de France étant en ligne de mire, mais souvent cité en exemple ou contre-exemple. Pour l’heure, la décision de créer un groupe de travail a été décidée. Il sera chargé de définir le contenu et le rôle d’une marque, à examiner l’existant, chercher des dénominateurs qualifiants et définir son périmètre. Mais de nombreux professionnels semblent encore se demander ce qu’apporterait une marque régionale…

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