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Produits d’import : quelques coups de frein

Le marché subit un ralentissement des ventes lié aux prix élevés. Mais l’exportation contribue à soutenir les prix des prunes ou des raisins.

La rentrée s’accompagne d’un coup de frein sur les ventes de nectarines et, surtout, de pêches. Ce sont les fruits de calibre B qui sont les plus touchés par le ralentissement. Néanmoins, l’offre reste trop modeste pour que les prix s’effondrent.

Sur Lerida, le troisième épisode de grêle de la campagne aurait de nouveau détruit l’équivalent de 1 000 ha. Le potentiel étant très réduit en variétés tardives, la fin de la saison interviendra dès la mi-septembre dans les grandes unités. Le prix des barquettes s’échelonne entre 0,8 en pêches et 1 € en nectarines. En Emilie Romagne, la tenue des fruits reste trop fragile. La demande est trop faible pour écouler l’offre de nectarines jaunes tardives dont la région est bien pourvue.

Malgré des prix presque deux fois plus élevés, l’offre française continue d’intéresser les distributeurs nord-européens, surtout en nectarines. Les nouvelles variétés tardives d’abricots de type Samarcande dont l’offre est estimée entre 300 et 400 t suscitent aussi un réel engouement. Le fruit est d’excellente tenue, le noyau est adhérent et le mûrissement se fait par l’intérieur.

Spéculation sur la prune

La fin de la saison des abricots favorise les ventes de prunes. En Espagne, une vague spéculative s’est emparée du marché de l’Angeleno. Cette variété, qui se conserve, prend le relais de Larry Ann. Les ventes sont dopées par de gros départs maritimes vers l’Amérique du Sud et le Moyen-Orient. Les prix d’achat à la production atteignent 1,1 €.

En Larry Ann, il n’est déjà pas rare de friser les 2 € départ vers le marché anglais. Les prunes noires de type Président ne bénéficient pas d’un tel engouement. Néanmoins, le marché se tient également assez bien : les prix en vrac à la production atteignent 0,55 € en Emilie Romagne. Rappelons que la récolte est très fournie sur le groupe des tardives en Allemagne. Le tonnage des variétés récoltées entre le 15 et la fin septembre devrait dépasser 15 000 t. En prunes jaunes, le marché est plus étroit. Les prix départ de la Sungold ont plafonné à 0,8 € départ. Le fruit est souvent cueilli trop vert pour réduire les pertes en rayon. Les ventes se font dans le Sud de l’Europe, ainsi qu’en Suisse et en Belgique.

La mise en place du raisin Italia débute cette semaine. La Sicile a ouvert les hostilités à plus de 1 € départ. Paliéri et Red Globe atteignent aussi de bons niveaux de prix. Les Pouilles et l’Espagne débutent un cran en dessous mais sans trop s’éloigner de la barre de 1 € départ. Les qualités inférieures devraient bien s’exporter en Europe de l’Est où les récoltes de fruits sont modestes.

Le premier bateau chargé de melon Galia a quitté le Brésil la semaine passée. On s’attend à une récolte en hausse de 20 %.

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