Procès MDRGF/FNPRDT : les réactions...
• A Draguignan, une manifestation a réuni mercredi une poignée d’adhérents de l’association Bio Consom’acteurs venus apporter son soutien au MDRGF. « Ici ça ne touche pas le porte-monnaie, mais la liberté d’information. Nous sommes en droit de savoir ce que nous consommons », a indiqué la vice-présidente de l’association.
• A Paris, devant le tribunal administratif, une cinquantaine d’écologistes distribuait des tracts pour dénoncer un slapp : un acronyme américain (statégic lauwsuits against public participation) qui évoque une poursuite abusive dans le but de museler l’opinion.
• Dans un communiqué, la FNAB écrit : « aujourd’hui le lobby de la pétrochimie qui faisait pâle figure lors du Grenelle de l’environnement, revient en force en niant en bloc les vérités qui ont vu le jour. Par ce procès et au vu de la somme demandée, la FNSEA (et sa filière économique spécialisée FNPRT) montre combien elle est liée et au service de ceux qui la financent contre l’intérêt des paysans eux-mêmes et au mépris des changements demandés par les citoyens. »
• Pour la Confédération paysanne (CP) : « la démarche de la FNPRT, manifestement mercantile, est parfaitement regrettable. Elle aurait plutôt été bien inspirée de rechercher le dialogue et d’aider à trouver des suivis de culture qui permettent d’abaisser les traitements des vignes. La CP espère qu’à l’ouverture du procès, elle aura la bonne idée de retirer sa plainte. En tout état de cause, la CP renouvelle son soutien face à cette plainte ridicule qui ne vise qu’à museler le débat sur l’utilisation des pesticides. »
• Enfin, le MDRGF a mis en ligne sur son site une interview de Corinne Lepage, avocate de l’association : « Quand on demande 500 000 euros à une petite association qui a un budget de 100 000 euros, sur une base complètement fantaisiste, puisqu’on lui reproche du dénigrement, alors qu’elle n’a fait que rendre publique une étude communautaire qui ne plaît pas. Est-ce que vous ne croyez pas que c’est une très forte incitation à ne pas recommencer et ne pas dire ce qui pourrait gêner tel ou tel intérêt économique ? » A la question “Craignez-vous de perdre l’affaire ?” Corinne Lepage répond : « J’ai bon espoir. Mais j’ai quelques expériences en matières judiciaires et je ne me limite jamais à des impressions d’audience. J’attends la décision du tribunal. »