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Inde
Première campagne pour le pruneau en Inde

Les producteurs de pruneaux font un bilan de leur première campagne de communication menée en Inde du Sud.

Décidée en novembre 2006, par l’IPA (International Prune Association), une grande campagne de promotion générique sur le pruneau a été orchestrée en Inde du Sud, afin de faire naître de nouveaux marchés et de trouver des débouchés à la production d’Amérique du Sud qui promet d’augmenter fortement. Un budget de 45 000 US$ avait été voté pour cette première année de communication, dont le bilan a été tiré, lors du dernier congrès de l’IPA, à Santiago du Chili. « L’objectif de la campagne était de sensibiliser les consommateurs indiens aux atouts nutritionnels du pruneau, comme l’ont fait avec succès la France et la Californie, explique Rich Peterson, intervenant américain. Nous pensions que nous pouvions reproduire ce type d’opération en Inde. »

Cinquante journées de promotion ont ainsi été organisées dans les magasins de Chennai, Bangalore et Hyderabad, avec distribution d’informations nutritionnelles et d’échantillons, qui ont permis de toucher 5 000 clients. Plusieurs séminaires ont été organisés dans cinq villes importantes avec des associations de femmes et des professionnels de la santé, des responsables de sites de restauration collective, des médias et des leaders d’opinion. Près de 1 700 personnes ont participé à ces débats. A cela se sont ajoutés 10 000 US$ de publicité dans des journaux anglais et régionaux, à même de toucher 8 millions de personnes.

Grâce à cette campagne, le nombre de magasins proposant désormais des pruneaux dans leurs rayons est ainsi passé de 50 à 100. Des enquêtes sont en cours pour savoir si l’objectif de faire progresser de 30 % le nombre de consommateurs indiens sensibilisés, dans les villes cibles, et de 20 % les ventes, est atteint. Reste toutefois à un bémol non négligeable : la réglementation indienne exige que tout fruit sec importé, même sous sachet scellé, fasse l’objet d’une fumigation au bromure de méthyle, produit interdit par la convention de Montréal, pour la protection de la couche d’ozone. Les Français n’ont ainsi pas pu envoyer d’échantillon car le coût du traitement aurait été trop cher. Mais les Indiens ont bon espoir que leur législation évolue.

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