Aller au contenu principal

Mécontentement
Pour les producteurs de cerises, le rouge est mis

Fait rarissime, les producteurs de cerises se sont fait entendre vendredi et samedi à Avignon et dans la Vallée du Rhône.

Il n'y a pas d'export, les marchés de l'Europe du Nord s'approvisionnant en Espagne et en Turquie.

Les producteurs de cerises de Vaucluse, de la Drôme et de l'Ardèche ont manifesté leur mécontentement en fin de semaine. La situation est particulièrement difficile en Vaucluse où certaines cerises vont pourrir sur les arbres faute de demande. Pour la même raison, les stations d'expédition travaillent au ralenti mais les stocks s'accumulent. « La situation est particulièrement grave, indique Frédéric Chiron du RNM Avignon, et si en fin de semaine l'écoulement s'est légèrement amélioré, les prix ne remontent pas. » Vendredi à Rungis, le calibre 24 et  + se vendait entre 1,40 et 2 e et dans la région, les prix après-vente se situaient autour de 1 à 1,50 e. Loin donc, des 3  e nécessaires aux arboriculteurs pour couvrir leurs coûts de production. Plusieurs raisons sont avancées. Il y a d'abord le retard de maturité (environ quinze jours, voire un mois pour les Monts du Lyonnais) qui a obligé les opérateurs à se servir à l'étranger. En Vaucluse, le basculement s'est fait tardivement comme chez Lidl Carpentras qui, vendredi, proposait encore des cerises turques à 0,59 e les 100 g, donc à un niveau de prix élevé. « Du côté de la FCD, on nous rétorque qu'il n'y a pas de demande », a indiqué Luc Barbier, président de la FNPF, qui était vendredi à Avignon. De plus, il n'y a pas d'export, les marchés de l'Europe du Nord s'approvisionnant en Espagne et en Turquie, ce qui contraint les opérateurs commerciaux à se replier sur le marché intérieur. La situation est différente dans la Vallée du Rhône, où il n'y a pas de stocks et dans certaines zones, les cerises vont manquer cette semaine. « Nous sommes en pleine contradiction, a constaté François Soubeyrand, président de la Fédération départementale des producteurs de fruits de l'Ardèche. Les fruits sont sains, la qualité est bonne et nous ne parvenons pas à les écouler. » De ce fait une vente directe a été organisée vendredi à Avignon où une tonne de cerise est partie au prix de 3 e. Idem samedi à Montélimar où les producteurs proposaient leurs fruits entre 3 et 4 e/kg à chaque fois pour rappeler « les cerises françaises sont sur le marché. »

Les plus lus

<em class="placeholder">Mise en marche du robot de la ferme pilote des Fermes Debout à Saint-Nom-le-Bretèche.</em>
Robotisation en maraîchage : « Notre robot peut donner envie de faire ce métier »

La robotisation de tâches pénibles est au cœur du concept des Fermes Debout, des serres maraîchères conçues pour fournir des…

<em class="placeholder"> Stéphane Allix, responsable du magasin Le Village des producteurs à Aubenas et Patrice Raoux, producteur d&#039;asperges en Ardèche.</em>
« L’éplucheuse à asperge fait gagner un poste et demi »

Si vendre des asperges épluchées est un standard en Allemagne, cette offre est encore peu développée en France. Pour dynamiser…

<em class="placeholder">Le producteur de fraise et asperge, Thomas Mathio, sur son exploitation.</em>
Asperge : « L’éplucheuse nous permet de valoriser les petits calibres »

Témoignage de Thomas Mathio, producteur d’asperges sur 25 hectares à Tosse dans les Landes. Il propose à ses clients le…

<em class="placeholder">Vue de faut de plusieurs étals de fruits et légumes frais dans une grande surface, avec quelques clients. </em>
Fruits et légumes en France : le point sur les flux de production, transformation, importation et réexportation

Cultures destinées au frais ou à l’industrie, importations, exportations, pertes… Le CTIFL a étudié les flux de fruits et…

Arjuna Ravindirane, conseiller en protection des cultures du CDDM.
Lutte contre les ravageurs en maraîchage : des champignons testés sous abri en Pays de la Loire

Le projet Sapic, qui vise à développer des solutions alternatives aux pesticides contre les acariens, nématodes et…

<em class="placeholder">Robot de tonte Vitirover dans un verger du Verger expérimental de Poisy en Haute-Savoie. </em>
Robots en arboriculture : « Le Vitirover tond même sous la pluie »

Utiliser le robot de tonte Vitirover en alternative au désherbage chimique a été testé par le Verger expérimental de Poisy, en…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes