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Circuit solidaire
Plusieurs pistes de diversification pour les Jardins de Cocagne

Le Réseau Cocagne a organisé son 16e forum national les 30 novembre et 1er décembre à l’Abbaye royale de Fontevraud (Maine-et-Loire).

Chaque année, 4800 salariés font un parcours d'insertion aux Jardins de Cocagne, encadrés par 800 salariés permanents et 1800 bénévoles.
© Véronique Bargain

Le forum national du réseau des Jardins de Cocagne, qui a lieu tous les deux ans, a réuni plus de 300 personnes sur le thème du travail. Initié en 1991 dans le Doubs à partir d’un modèle suisse, le réseau Cocagne rassemble des exploitations maraîchères biologiques à vocation d’insertion sociale et professionnelle. Il favorise notamment le retour à l’emploi de personnes en situation précaire. Les légumes bio produits sont vendus en circuit court sous forme de paniers hebdomadaires à des adhérents consommateurs. Près d’une personne sur deux intègre un emploi ou une formation à l’issue du parcours qui dure au maximum deux ans. Le réseau compte aujourd’hui 107 jardins, dont 5 créés en 2017, avec en moyenne 4 ha, deux encadrants et 12-15 personnes en insertion, soit au total 550 ha répartis sur tout le territoire et 13,6 M€ de chiffre d’affaires. S’y ajoutent une trentaine de structures liées à l’aval comme des ateliers de transformation ou des plates-formes de conditionnement et commercialisation de paniers. « Même s’il n’y a actuellement pas de problème majeur de financement de l’insertion, l’équilibre économique d’un Jardin de Cocagne reste toujours précaire, constate Julien Adda, directeur du réseau Cocagne. Un de nos objectifs aujourd’hui est donc de diversifier nos activités en lien avec les attentes du territoire. » En plus de la transformation et de la commercialisation, plusieurs pistes sont envisagées. L’approvisionnement de la restauration, notamment collective, en réponse aux demandes des collectivités pour du bio local et solidaire, commence à être expérimenté. Des réflexions sont menées également sur la gestion d’espaces verts zéro phyto, la gestion de la biodiversité (cultures et vergers conservatoires…), l’animation des territoires (fermes pédagogiques, appui aux jardins partagés…). Une autre piste encore est celle de la formation d’ouvriers agricoles pour le maraîchage. « Il semblerait intéressant de créer des passerelles avec le milieu professionnel pour répondre aux besoins en main-d’œuvre des maraîchers », estime Julien Adda.

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