Plan national châtaigne : vers des châtaigniers adaptés aux contraintes sanitaires
Le Syndicat national des producteurs de châtaignes a fait le point sur l'avancement du projet MatCha et d'autres projets en cours dans le cadre du plan national dédié à la filière.
Le Syndicat national des producteurs de châtaignes a fait le point sur l'avancement du projet MatCha et d'autres projets en cours dans le cadre du plan national dédié à la filière.
Dans le cadre du plan national châtaigne, le projet Parsada MatCha (novembre 2024 – décembre 2029) vise à disposer de variétés et porte-greffes adaptés aux contraintes sanitaires, en particulier la maladie de l’encre, et climatiques. Porté par la chambre d’agriculture d’Ardèche, il a déjà permis d’évaluer, selon le Syndicat national des producteurs de châtaignes (SNPC), « un large éventail de porte-greffes sativa résistants, hybrides et obtentions européennes, mettant en évidence des comportements contrastés en termes de vigueur, phénologie et tolérance au stress hydrique. Les premiers suivis confirment une forte variabilité inter-porte-greffes, utile pour orienter les choix selon les contextes pédoclimatiques ». Il est prévu, dans les prochains mois, de continuer les évaluations, mais aussi de produire des fiches variétales et techniques ainsi que de mettre en place des vergers de démonstration.
D’autres projets sont en cours jusqu’en 2028 ou 2029 selon les cas, par exemple sur l’encre et le chancre (Prosper), les pourritures (Croc), les chenilles foreuses (ChatOFor) ou l’adaptation au changement climatique (Resiliânce). « Les projets sont globalement bien engagés, se réjouit le SNPC, avec des pistes de travail solides, des réseaux et outils qui se structurent et des interactions entre projets. » L’implication des producteurs est jugée essentielle pour « la réussite et l’ancrage des actions ».