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Commerce en ligne
Philippe Moati conseille les producteurs sur le e-commerce

A l'occasion d'un colloque en Maine-et-Loire, l'économiste a analysé finement le commerce en ligne et délivré quelques messages pertinents.

La Chambre régionale d'agriculture des Pays de Loire a invité, le 25 mars au Lycée Agricole de Pouillé près d'Angers, Philippe Moati, professeur d'économie à l'université Paris-Diderot et co-président de l'Observatoire Société et Consommation. Par une analyse très fine et pertinente, ce dernier a montré que le e-commerce, l'objet du colloque, était une réelle perspective de commercialisation pour les agriculteurs mais qu'ils n'étaient pas les seuls sur le créneau. Très attentifs, les nombreux producteurs présents ont ainsi entendu que le e-commerce concerne en France 34 millions de cyberconsommateurs, soit une progression de 13 % en 2013 (+ 20 % en 2012). Malgré un ralentissement en raison de la crise, le nombre d'acheteurs a progressé ainsi que la fréquence d'achat, mais le panier moyen a baissé de 3,5 %. Aujourd'hui, le e-commerce représente 5 à 6 % du commerce de détail, peut-être plus de 27 % en 2020. Le m-commerce (achat par téléphone portable ou tablette) génère déjà 1 M€. « Avec la vente en ligne et les réticences sur l'alimentaire qui sont en train de tomber, c'est donc un boulevard qui s'offre aux producteurs », insiste l'économiste. Mais d'autres acteurs visent aussi le même créneau. D'abord les GMS qui ont toutes créé leur site. Face à ces spécialistes de la logistique, le producteur a un atout non négligeable, le lien affectif. Le marketing relationnel, plus diffus, plus efficace sur le long terme qui se construit avant et après l'achat, avec un partage de centres d'intérêt sur les réseaux sociaux, est en plein développement. Les logisticiens se sont mis aussi en ligne (exemples : Panierpaysan.com et Carré des Halles qui font de l'achat revente). Selon Philippe Moati, les circuits courts sont pleinement en train de se structurer. Ainsi, le site O'tera, créé par un ancien de Decathlon, est un intermédiaire qui commercialise les produits des agriculteurs. La Ruche qui dit oui ! est un autre exemple qui réunit des consommateurs pour acheter directement aux agriculteurs. Philippe Moati a cependant mis en garde : «  Avec l'arrivée de nouveaux consommateurs et leurs exigences, le service et la qualité feront la différence ».

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