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Biocoop, inquiet de la montée des labels de 3e voie, reprend un ton militant

Lors de la conférence de presse annuelle de Biocoop le 3 mars, son président Pierrick De Ronne a tenté de rassurer sur le sujet du ralentissement du marché bio.

Sylvain Ferry et Pierrick De Ronne, directeur général et président de l'enseigne le 3 mars : Biocoop repart en campagne pour dénoncer les dérives du conventionnel.
© Julia Commandeur - FLD

Hors de questions de ralentir les conversions pour le président de Biocoop ! « Face au gros ralentissement de la croissance du marché bio depuis mai 2021, la grande distribution conventionnelle dit qu’il faut arrêter les conversions, qu’on a atteint l’équilibre. Moi je dis que c’est une tendance à relativiser car nous comparons avec deux-trois années exceptionnelles, analyse Pierrick De Ronne. La tendance générale pour la bio depuis cinq-dix ans est très belle. Et il ne faut pas oublier que le ralentissement de la consommation est général, pas uniquement sur la bio. Je pense que le marché de la bio restera porteur. Il faut donc continuer les conversions ».

Biocoop, en légère régression, confirme ses engagements pour une bio exigeante pour tous qui change le monde

Pouvoir d’achat, montée des labels… Des éléments conjoncturels et structurels à ne pas négliger

Il reconnaît néanmoins : « Il y a tout de mêmes des enjeux structurels et conjoncturels à prendre en compte. La crise actuelle et la problématique du pouvoir d’achat, qui sont conjoncturels. En parallèle, on observe une montée des labels “moins-disants” de type Zéro résidu de pesticides, HVE, qui font croire au consommateur qu’il achète un bio moins cher. Structurellement il y a donc du changement. Je ne suis pas très inquiet, ces labels finiront par révéler leur vrai visage ».

Manque de confiance sur le bio

« Je suis plus inquiet pour la confiance sur le label bio et les visées opportunistes du conventionnel. Ces opérateurs conventionnels ont créé de la valeur sur la confiance plutôt que sur le label : concombre sous plastique, offre importée du bout du monde produite sous des conditions proche de l’esclavage… On a perdu la cohérence de la bio et donc la confiance du consommateur. On sème le doute et on amplifie l’opposition entre les modèles, bio, local, etc. »

Communication : Biocoop entre en campagne

Biocoop renouvelle ses objectifs par la preuve. L’enseigne veut aussi hausser le ton. « On va reprendre un ton militant, la communication positive de bisounours c’est fini », assume Pierrick De Ronne. Dès le 3 mars, Biocoop est entré en campagne sur le sujet des pesticides, « sujet important car relié à la santé », avec des messages chocs.

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