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DÉBUT DE CAMPAGNE
Panorama du marché et attente des enseignes

Les journées CTIFL de Balandran se sont penchées sur le tumultueux marché des pêches et nectarines, lequel doit s'appuyer sur une qualité irréprochable.

Dans le cadre des journées nationales CTIFL, le centre de Balandran a organisé une journée dédiée à la pêche. Une manière de balayer à la fois les aspects techniques et économiques. Sur le plan économique, Danièle Scandella s'est attachée à dresser un panorama sur le marché et les attentes de la distribution, issu d'entretiens avec des représentants de différentes enseignes.

Globalement, le marché des pêches et des nectarines est considéré comme très difficile en raison d'un télescopage des origines.

Globalement et de manière unanime, le marché est considéré comme très difficile en raison d'un télescopage des origines ; d'une offre européenne conséquente face à une demande beaucoup plus fluctuante que pour d'autres fruits, d'une diversité variétale qui ne permet pas la fidélisation sur un type donné et enfin d'une demande qualitative des consommateurs difficilement compatible avec les contraintes logistiques. En conclusion « les pêches et nectarines sont des fruits plaisirs qui ne supportent pas la médiocrité. Les deux espèces sont associées aux vacances qui ne s'accommodent pas de la météo morose. » Néanmoins la famille reste leader des ventes entre les semaines 25 et 38 avec un pic en semaine 31. « C'est le produit phare de la période estivale, estime Danièle Scandella. Selon le CTIFL, la consommation de pêches et de nectarines a connu une embellie depuis 2011 (636 kg/100 habitants) après une décroissance depuis 2005 (696 kg/100 habitants). L'érosion est liée essentiellement à la baisse de consommation de pêches jaunes alors que la consommation de nectarines jaunes reste stable. On peut avancer qu'en 2012 le sursaut de consommation est porté par la pêche blanche et notamment les pêches plates. » Un argument décrié par les professionnels.

La distribution recherche une marque nationale

Considérant la perception des bassins de production et des fournisseurs français, les fournisseurs “historiques” sont jugés très favorablement et les distributeurs leur restent fidèles mais il leur est reproché de n'avoir pas su développer une marque nationale. Pour la distribution, ces fournisseurs sont également répartis dans les différents bassins de production avec un avantage terroir pour la Crau et logistique pour les Pyrénées-Orientales. Néanmoins, conclut Danièle Scandella, « les atouts respectifs évoluent : compétence et caractère proactif l'emportent sur l'appartenance aux bassins. » Considérant l'offre française, Danièle Scandella estime qu'elle « est prise entre deux feux : celui des chefs de rayon préoccupés par leur chiffre d'affaires et par la stricte demande de leurs clients en termes de qualité de prix et d'origine en fonction de régions, et la préoccupation des responsables nationaux pour qui l'offre française est nécessaire tant en termes de réponse sociétale que de relations de filières. »

Progression de l'offre française

L'offre française est en progression : régularité qualitative, moins de fruits béton, bonne tenue en rayon.

Dans le cadre de cette enquête, la question “Quelle appréciation de la qualité offerte ?” a été posée. En premier lieu, il est à souligner la progression de l'offre française : régularité qualitative, moins de fruits béton, bonne tenue en rayon, mais encore de trop nombreuses variétés à éliminer. En revanche la distribution considère que les taux de sucre sont largement égalés par ceux de l'Espagne. Concernant les assortiments, les pêches et nectarines occupent de sept à huit références en juin, et jusqu'à seize en saison. 70 % sont constitués en vrac et, en revanche, le cœur de gramme tend à diminuer au profit du premium ou du “nomade” en progression. Les conclusions de Danièle Scandella sont limpides. « La pêche est sur-consommée par la population aisée et sous-consommée par la population moyenne inférieure. » D'où certains conseils. « L'offre est dense avec ses quatre sous-segments, en plus des calibres, des déclinaisons variétales et des conditionnements multiples. Le marché est complexe pour les opérateurs qui doivent valoriser simultanément tous les fruits d'été avec des compétences sur le rayon qui se réduisent. Il est indispensable de mettre en place une communication renforcée auprès des chefs de rayon pour porter le message de la qualité portée par l'offre nationale. Enfin, la proximité de l'offre française doit l'inscrire dans une offre de fruits plus proche de la maturité. Il y a un intérêt certain pour le développement de gammes typées et identifiables pour le consommateur. » Pas d'autre remarque que celle récurrente et entendue par les chefs de rayon fruits et légumes : « la diversité d'attributs (prix, qualité visuelle, maturité) perturbe le client sans répondre aux questions principales : sont-elles bonnes ? Quelle est la meilleure ? »

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