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Oléiculture
Olivier Nasles propose aux adhérents de l'Afidol d'imaginer l'oléiculture du XXIe siècle

Olivier Nasles a été reconduit à la présidence de l'Afidol pour un nouveau mandat de trois ans avec la lourde charge de faire évoluer la filière et les mentalités.

La désastreuse campagne 2014-2015 de la filière oléicole va laisser des traces dans les trésoreries et dans les mémoires, au même titre que le gel de 1956. « En 2014, la filière oléicole – producteurs, mouliniers et metteurs en marché  – a perdu plus de 30 millions d'euros, estime Olivier Nasles, le président de l'Afidol. Nous allons passer en prenant sur nos réserves, mais il faut que nous soyons tous conscients que si nous ne changeons pas nos méthodes de travail, si nous n'allons pas vers une meilleure intégration de toute la filière, nous ne survivrons pas à la prochaine. » Olivier Nasles préconise des stratégies différenciées pour les quatre catégories de producteurs qu'il a identifiées.

Pour les oléiculteurs à titre principal et les arboriculteurs (moins de 300 en France), il ne prône rien de moins qu'un troisième plan de relance des plantations dans lequel la capacité du demandeur à exploiter des oliviers serait prise en compte. Une clause restrictive par rapport aux plans de relance de 1995 et 2000, où tout le monde était éligible et qui explique, pour partie, la faible productivité des 5 000 arbres plantés à cette époque. La deuxième tranche (environ 9 000  agriculteurs, oléiculteurs à titre secondaire) est considérée par le président de l'Afidol, « comme la plus coupable : ils ont les compétences techniques, mais ne les ont pas mises en œuvre. Ils doivent être la cible de notre commu-nication technique. » Faisant amende honorable, Olivier Nasles a admis que « conscients de la pression de la mouche, nous n'avons pas su faire passer le message et mobiliser les oléiculteurs. » La troisième tranche est constituée de « faux amateurs au sens positif du terme ». Il s'agit de personnes passionnées (2 000 à 3 000), possédant plus de 100 arbres mais en mal de succession. Pour cette catégorie, Olivier Nasles préconise un état des lieux du potentiel de production afin de mettre en place « une structure collective d'exploitation qui pourra se substituer si besoin à ces oléiculteurs ». Le dernier segment – et le plus obscur – est constitué par « les apporteurs du dimanche. » Ils sont probablement de 25 000 à 30 000, représentent 2 000 t d'huile non commercialisées car reprises aux moulins. L'Afidol n'a que peu de prise sur ces oléiculteurs jardiniers et ses efforts vont porter sur les trois premières catégories afin de sécuriser l'approvisionnement des moulins. Des moulins dont le président de l'Afidol souhaite « la professionnalisation dans la conservation, le conditionnement et la commercialisation. » En clair, conclut Olivier Nasles, « la filière oléicole du XXIe siècle doit se bâtir autour d'oliveraies menées par des agriculteurs professionnels ou de prestataires de services associés à des “pools” de moulins privés ou coopératifs. »

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