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Cerise
Nouvelle année à blanc pour l’IGP “Cerise des coteaux du Ventoux”

Le projet d’IGP “Cerise des Coteaux du Ventoux” revient sur le devant de la scène. Loin d’avoir été abandonnée, cette initiative s’était faite discrète durant plusieurs années afin de mieux préparer le dossier.

Maintes fois écrit et réécrit, le cahier des charges du projet IGP “Cerise des Coteaux du Ventoux” avait pourtant été retoqué par l’INAO à plusieurs reprises. S’étaient ajoutés à cela la réforme du fonctionnement de l’institut qui avait modifié les procédures et, sur un autre plan, le turn-over des techniciens.
Ce problème a été résolu par l’engagement d’un ingénieur-conseil extérieur, Edith Ebersbach, qui avait pris une part très active dans la rédaction du cahier des charges de l’AOC Muscat du Ventoux.

Mettre les bouchées doubles pour obtenir l’IGP “Cerise des Coteaux du Ventoux”
« Nous n’avons pas jeté l’éponge, a indiqué Jean-Christophe Neyron, président de l’Association de valorisation de la cerise des Coteaux du Ventoux, en préambule de son assemblée générale. Nous travaillons sur la rédaction du cahier des charges depuis la création de l’association. Depuis notre dernière assemblée générale en 2007, nous avons connu des baisses de régime mais jamais cesser de le faire évoluer vers la reconnaissance européenne. C’est un travail de fourmi. Aujourd’hui, il faut mettre les bouchées doubles. Nous relançons une campagne à blanc pour 2011, sur la base du cahier des charges “cerise du Ventoux”, similaire à ce que sera celui de la future IGP. »
Ce cahier des charges définit les variétés. Elles sont au nombre de dix parmi les plus plantées dans le Ventoux. Il fixe également les caractéristiques de l’IGP. Il s’agit essentiellement de l’origine, du calibre minimum garanti (24 mm et +), de la maturité optimale (seuil de récolte Burlat 3 à 5 du code couleur du CTIFL, variétés autres à partir de 4 du même code couleur) et enfin de l’homogénéité (couleur dominante de + ou - 1 par rapport au code couleur CTIFL).

Concentration de la production de cerises IGP
La limite géographique de la zone IGP a été bornée. Elle s’étend du Sud-Drôme au Sud-Vaucluse. C’est une zone qui peut paraître vaste mais sur laquelle s’appuiera l’INAO. De fait, il faut s’attendre qu’elle soit réduite « par les usages ». Deux cas de figure sont envisageables : une ou des communes concernées peuvent ne pas avoir de production de cerises ou aucun agriculteur n’est désireux d’engager ses parcelles.
A terme, il devrait vraisemblablement y avoir une concentration de la production de cerises IGP sur les zones médianes où sont déjà bien implantés les vergers de cerisiers. Pour le reste, le cahier des charges fixe des contraintes techniques, culturales ou de conditionnement. Pour l’heure l’association – afin de limiter les frais – a opté pour des coins plateaux pour différencier les cerises IGP. Le respect de ces obligations sera vérifié par un contrôle interne et un contrôle externe confié à Qualité France. Cette campagne à blanc ne sera pas la première. « Nous avons déjà pratiqué cette expérience l’an dernier pour démontrer à l’INAO que tout ce qui est écrit dans le cahier des charges et que notre organisation fonctionne. Néanmoins, l’institut n’a pas été totalement convaincu et nous demande de récidiver pour garantir que nous sommes capables de réunir des volumes conséquents. Nous comptons sur les OP pour sensibiliser les adhérents. » Elles sont cinq à être entrées dans la démarche (Bories, Crozette, Coteaux Ventoux, Paysans du Ventoux et Val de Nesque) et apportent leur financement. D’autres pistes sont exploitées pour mener à bien le projet et financer cette nouvelle année à blanc. A noter également, que les producteurs indépendants, désireux de travailler l’IGP en auront la possibilité via des conventions.

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